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Négociations de l’OMC Les Etats-Unis marquent peu d’empressement à conclure le cycle de Doha

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« Les membres du Congrès et diverses organisations professionnelles ont confirmé qu’ils ne considéraient pas comme significatif sur le plan économique le paquet actuel (sur la table à Genève). L’administration américaine cherche le soutien de l’UE pour introduire des “changements importants” dans ce paquet – ce qui indique que l’engagement du G-20 de conclure le cycle de Doha cette année risque d’être hors d’atteinte ». Telle est l’opinion que s’est forgé le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, lors d’un déplacement en mai à Washington.

D’une rencontre avec Ron Kirk, son homologue américain, Karel De Gucht conclut, dans une note destinée à ses collègues de la Commission, que les Etats-Unis « jugent le paquet actuel ni suffisant ni assez équilibré ».
Le commissaire européen au commerce, qui a eu aussi des entretiens au Sénat et à la Chambre des représentants, ainsi qu’avec des représentants des milieux d’affaires américains, souligne qu’il n’y a pas « de soutien pour une conclusion du cycle de Doha sur la base du paquet actuel » et qu’il est « peu probable » que les accords de libre-échange bilatéraux actuellement envisagés par les Etats-Unis « soient soumis au Congrès et conclus dans un futur proche ». Des élections de mi-mandat auront de plus lieu en novembre aux Etats-Unis.

Respecter les engagements du G-20
Le sommet européen du 17 juin arrêtera la position de l’UE pour le sommet du G-20 (pays industrialisés et pays émergents) des 26 et 27 juin à Toronto. « Sur le commerce, nous devons être à la hauteur de notre engagement de parvenir à une conclusion ambitieuse, globale et équilibrée du cycle de Doha », estime José Manuel Barroso dans une note adressée dans cette perspective aux membres de la Commission de Bruxelles.
« Les membres du G-20 doivent démontrer leur leadership en demandant à leurs négociateurs d’entreprendre des efforts déterminés pour atteindre rapidement un accord sur la base des progrès enregistrés à ce stade, et d’évaluer régulièrement la situation », poursuit le président de la Commission.
Enfin, selon lui, « les dirigeants du G-20 devraient aussi réaffirmer leur rejet des mesures protectionnistes et la nécessité de lever les mesures déjà prises » (1).

(1) Voir même numéro

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