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Energies renouvelables Les États-Unis resteront numéro 1 mondial de l’éthanol

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Malgré un léger recul de la production américaine d’ici 2020, les États-Unis seront toujours le numéro 1 mondial de l’éthanol à la fin de la décennie. Le Brésil va rattraper une bonne partie de son retard en doublant ses volumes. Mais les États-Unis s’orientent de plus en plus vers l’éthanol de seconde génération, dont ils fabriqueront en 2020 près de la moitié de la production mondiale.

Les États-Unis resteront les premiers producteurs mondiaux d’éthanol au moins jusqu’en 2020. Selon une étude publiée le 10 avril par le cabinet Global Data, spécialisé dans la prospective, malgré une production en légère baisse de 50 milliards de litres, contre un record de 53,4 milliards de litres en 2012 et la très forte poussée du Brésil dont la production passerait de 22,2 à 45 milliards de litres en 2020, les États-Unis conserveront leur place de numéro 1. Au niveau mondial, la production d’éthanol devrait progresser d’environ 4% par an pour atteindre 155 milliards de litres en 2020 (contre 113,2 en 2012).
Derrière ces deux géants, d’autres pays vont voir leur production bondir : c’est le cas de la Chine, actuel troisième producteur mondial dont la production passerait de 2,2 à 4,5 milliards de litres en 2020 et de la Thaïlande, actuel 8e qui prendrait la 4e place mondiale en 2020 (avec 3,1 milliards de litres produits). L’Inde et le Canada, qui produisent actuellement 1,9 milliard de litres chacun, devraient atteindre respectivement 2 et 2,2 milliards de litres en 2020, soit le sixième et cinquième rang. La France, sixième mondiale en 2012 avec 1,2 milliard de litres, verrait sa production augmenter à 1,5 milliard, et reculer d’une place au classement.

L’éthanol « cellulosique » se développe

Si la production d’éthanol de première génération recule aux Etats-Unis, celle d’éthanol « cellulosique », produit à partir de plantes entières, devrait, elle, fortement augmenter. La production mondiale attendrait 1,6 milliard de litres en 2020 (contre 55 millions actuellement) dont près de la moitié serait fabriquée aux Etats-Unis (722 millions de litres), devant la France (181 millions de litres) suivie de l’Italie, de la Chine et du Canada.
« Certains pays de l’UE comme la France et l’Italie ont des infrastructures de production d’éthanol cellulosique, mais une quantité limitée de biomasse », souligne le rapport. La croissance de la production dans ces pays va donc nécessiter l’importation de matières premières. Aux Etats-Unis, certains industriels ont déjà commencé à signer des accords pour se procurer les résidus agricoles et d’autres types de matières premières cellulosiques à grande échelle.