Il faut sauver les producteurs de fruits à baies destinés à la transformation (fraises, framboises ou cerises) , victimes des pratiques de dumping des pays tiers et des productions excédentaires. C’est le sens de la résolution que le Parlement européen vient d’adopter et dans laquelle il appelle la Commission européenne à mettre en œuvre des mesures limitant les importations excessives de ces produits et à soutenir le regroupement de producteurs.
L’exécutif européen est invité à élaborer et à prendre immédiatement des mesures en vue de limiter les importations excessives de fruits à baies de pays tiers, en particulier des États qui pratiquent le dumping comme la Chine. Il devrait étudier, à long terme, l'adoption d'un mécanisme d'accès conditionnel au marché qui subordonnerait les importations de produits en provenance de pays tiers au respect des normes environnementales et sociales en vigueur dans l'Union européenne. En cas de non-respect de ces normes, les importations doivent être frappées d'un prélèvement. Des « mesures énergiques » devraient également être mises en œuvre afin que les produits bénéficiant de droits de douane peu élevés figurent sur la liste des « produits sensibles » et pour que des clauses de sauvegarde spéciales et un régime du prix d'entrée s'appliquent aux fruits à baies. Le Parlement réclame en plus l'introduction d'un système d'étiquetage indiquant le pays d'origine des produits agricoles entrant dans la composition des produits transformés, ledit étiquetage devant également figurer sur le produit fini, « afin de permettre aux consommateurs de choisir d'acheter des produits régionaux ».
Pour des aides analogues aux poires, pêches, etc
Sur le front intérieur, les eurodéputés demandent que le secteur des fruits à baies tels que les fraises, les groseilles, les framboises, les groseilles à maquereau, les cerises acides et les cerises douces bénéficient des régimes d'aides à la transformation similaires à ceux appliqués actuellement aux tomates, aux poires, aux pêches et aux agrumes. Ces produits revêtent une importance stratégique dans certaines régions des anciens États membres de l’UE ainsi que dans les nouveaux États membres, non seulement dans le domaine économique, mais aussi dans le domaine social et celui de l'aménagement du territoire.
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La Commission est invitée à prévoir, dans le cadre de la réforme de l'organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes, une indemnité pour les producteurs qui acceptent de renoncer à la commercialisation des récoltes de fruits à baies et de cerises « en cas de difficultés imprévisibles et temporaires liées à un excédent considérable de l'offre sur le marché ». Il conviendrait, en outre, de mettre sur pied des mécanismes d'aide aux regroupements de producteurs pour les encourager davantage à créer de telles structures.
La résolution invite Bruxelles à mettre en place immédiatement des projets de coopération et des mesures de formation à l'intention des agriculteurs concernés ainsi qu'un soutien à l'amélioration de l'infrastructure de commercialisation pour accroître les possibilités de revenu des exploitations produisant des fruits à baies et des cerises dans l'Union européenne. Les députés demandent qu'au titre des règlements visant à promouvoir les produits agricoles, des moyens financiers appropriés soient affectés à une campagne de promotion de la consommation de fruits à baies et de produits dérivés, de qualité supérieure et d'origine européenne.