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Union européenne Les eurodéputés veulent que la Pac préserve la biodiversité

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Les députés européens de la commission environnement estiment qu’une des meilleures opportunités pour lutter contre la perte de biodiversité en Europe sera la réforme de la politique agricole commune. Ils appellent dans une résolution adoptée le 22 mars à supprimer toutes les subventions néfastes à l’environnement et à soumettre les paiements directs à des règles plus strictes de conditionnalité.

Les députés de la commission de l’environnement du Parlement européen, dans une résolution votée le 22 mars, demandent que la réforme de la Pac permette d’arrêter le déclin de la biodiversité dans les zones agricoles, en rémunérant les agriculteurs pour les services environnementaux rendus et en supprimant les mesures néfaste à la biodiversité. Cette résolution de l’eurodéputé libéral néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy a été adoptée (par 58 voix pour, aucune contre et 4 abstentions) dans le cadre des travaux du Parlement sur la stratégie européenne en faveur de la biodiversité – publiée en mai 2011 par la Commission européenne (1). En effet, pour les députés de la commission environnement, « la véritable solution à cette question n’est pas la nouvelle stratégie, mais plutôt les prochaines réformes des politiques communes de l’agriculture et de la pêche, ainsi que le cadre financier pluriannuel » qui devrait consacrer, au minium, 1 % des ressources à la protection de l’environnement.

Indemniser les agriculteurs pour fournir des biens publics

Le texte qui sera soumis au vote en séance plénière lors de la session d’avril à Strasbourg, souligne qu’il « faudrait rediriger la Pac afin d’indemniser les agriculteurs pour fournir des biens publics, étant donné que le marché n’intègre pas la valeur économique des biens publics essentiels que l’agriculture peut fournir ». Toutes les subventions actuelles néfastes pour l’environnement devraient être identifiées et supprimées d’ici 2020, ajoutent les députés.
Ils estiment également que les paiements directs devraient être soumis à des règles strictes de conditionnalité en accord avec les directives sur les oiseaux, les habitats, l’eau, les pesticides et les biocides. Enfin, selon la commission environnement du Parlement, « il est nécessaire de renforcer l’inspection des pratiques agricoles afin d’éviter la perte de biodiversité ».

(1) Voir n° 3300 du 9/5/2011

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