Le Brésil, premier exportateur mondial de bœuf et de poulet, devrait vendre encore plus de viande à l'étranger en 2016, à la faveur de la reprise économique dans plusieurs pays et d'accords commerciaux favorables, a indiqué le Cepea le 12 janvier. « Concernant les exportations (de bœuf), les fondamentaux penchent pour une augmentation en volume et en facturation. Avec la croissance économique des Etats-Unis, la demande interne se fortifie et diminue en quelque sorte l'excédent exportable (...). Le rétablissement de l'économie européenne va dans le même sens», précise le communiqué du Centre d'études avancées en économie appliquée, lié à l'Université de Sao Paulo. Les difficultés économiques de la Russie et du Venezuela, deux autres acheteurs traditionnels, assombrissent les perspectives, mais le document rappelle également que la Chine a repris ses achats de bœuf brésilien l'an dernier, après trois années d'embargo, et pourrait en engloutir 200 000 tonnes cette année.
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« Les plus grandes attentes pour 2016, d'après l'Association brésilienne de protéines animales, sont le Mexique et la Chine, qui ont homologué de nouveaux abattoirs brésiliens», poursuit le document. L'ABPA prévoit une augmentation de 3% à 5% des exportations de poulet. Les principaux acheteurs du boeuf brésilien sont Hong Kong, la Chine, l'Egypte et la Russie. Les poulets, eux, sont destinés avant tout aux pays du Golfe et à l'Union européenne.