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Le chiffre d’affaires des exportations française en 2012 pour les vins et spiritueux a dépassé les 11 milliards €, marquant ainsi la meilleure performance historique du secteur, s’est félicité Louis Fabrice Latour, président de la FEVS, lors d’une conférence de presse. Cela représente près de 2,5 milliards de bouteilles de vins et spiritueux français vendues dans le monde. Ce secteur conserve sa place de de deuxième contributeur de l’excédent commercial français, avec une contribution positive de 9,5 milliards €. Les vins et spiritueux représentent 83 % de l’excédent de l’agroalimentaire et sont donc le premier poste excédentaire de l’agroalimentaire. Les trois principaux contributeurs à cette augmentation des exportations (+ 1 milliard €) sont Cognac (+ 34 %), Bordeaux (+ 30 %) et la Champagne (+ 10%). Cette situation résulte de la stratégie de gain de valeur adoptée par les producteurs et négociants de bordeaux et de champagnes. Ces derniers ne cachent d’ailleurs pas qu’ils vendent nettement plus cher en dehors de l’Europe.
Des évolutions contrastées
Les professionnels ne veulent toutefois pas tomber dans un triomphalisme excessif. « Les chiffres globaux cachent des évolutions contrastées entre les différents produits. En 10 ans, les exportations de vins ont perdu 10 % en volume et progressé en valeur de 30 % », constate la FEVS. Cette augmentation est liée principalement aux vins de Champagne et de Bordeaux. Pour autant, alors que les échanges internationaux de vins ont doublé en l’espace de 30 ans, la France a vu sa part dans ces échanges diminuer de moitié. À l’inverse, les spiritueux confortent leurs parts de marché en valeur (+ 13,3 %) malgré une légère diminution en volume (- 4 %). Le cognac, avec une progression de 17 %, atteint un chiffre d’affaires à l’exportation de 2,4 milliards €, représentant à lui seul 68 % des exportations de spiritueux en valeur, pour 26 % des volumes. La vodka, deuxième catégorie en volume, continue sa stratégie de premiumisation, avec une progression en valeur de 2,6 % malgré une baisse de 13 % des volumes.
Concentration des exportations
Le développement du secteur à l’international reste très sensible à la conjoncture économique de chaque zone géographique, constate Louis-Fabrice Latour. Or, parmi les 20 premiers marchés en valeur qui représentent 90% des exportations, l’Europe (y compris la Suisse et la Russie) reste le marché le plus important principalement pour les vins – avec 4,5 milliards € et une progression de 12 % (cependant, si l’on exclut la Russie et les pays baltes, cette croissance chute à + 5 % et ce marché n’est pas le plus dynamique). Celui d’Asie (Chine, Hong Kong, Japon, Singapour, Taïwan) avec 2,7 milliards € reste « un moteur de croissance durable » avec une progression de 10%, mais connaît une accalmie. Enfin, l’Amérique du Nord, et plus particulièrement les Etats-Unis, est une zone stratégique pour toutes les catégories de produits, avec un résultat à l’export de 2,4 milliards (+ 12 %). Pour l’avenir, la FEVS « table sur une consolidation des performances en 2013, mais une nouvelle hausse semble présomptueuse ». Les professionnels n’en demeurent pas moins optimistes, notant que le mois de janvier semble s’être bien déroulé et que les perspectives sont bonnes, notamment vers les États-Unis et le Japon. Demeure une incertitude quant à une éventuelle dépréciation du yen par rapport à l’euro.
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