Le Syndicat national de la nutrition animale (Snia), réuni en assemblée générale le 28 mai à, Paris, a réitéré sa demande auprès de l’État d’autoriser la circulation des camions de 44 tonnes dans un contexte difficile de baisse de l’activité. Un moyen selon le syndicat de réaliser des économies tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre.
L’industrie de l’alimentation animale a enregistré sur le premier trimestre 2009 une baisse de 8% de son activité par rapport à la même période en 2008. « Ce qui n’est pas sans conséquences sur nos équilibres économiques », s’est inquiété le président du Syndicat national de la nutrition animale (Snia), Adolphe Thomas, lors de l’assemblée nationale de son organisation. « Nous nourrissons actuellement, sans pessimisme excessif mais avec réalisme, quelques inquiétudes pour les 317 sites de production », a-t-il ajouté. Dans le contexte de volatilité des prix des matières premières agricoles et de difficultés financières des éleveurs – notamment de porcs –, le Snia entend assurer la rentabilité économique des industriels tout en garantissant la compétitivité de leurs clients. C’est pour cela que le syndicat a une nouvelle fois appelé les pouvoirs publics a autoriser l’augmentation de la charge utile des camions à 44 tonnes (au lieu de 40 tonnes aujourd’hui), ce qui, en plus, conduirait à limiter les émissions de gaz à effet de serre.
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Difficile de fournir des aliments sans OGM
Un autre sujet occupe actuellement le Snia, celui des organismes génétiquement modifiés. Les fabricants d’aliments composés ont avoué avoir des difficultés à satisfaire la demande de leurs clients en aliments étiquetés non-OGM. Ils attendent des règles adaptées à la coexistence des filières, mais se méfient de la mise en place d’un seuil réglementaire inférieur aux 0,9% européens. « Nous exhortons avec force les pouvoirs publics à ne pas créer de nouvelles règles d’étiquetage pour les produits animaux qui seraient en incohérence avec celles applicables, suivant la réglementation européenne, aux aliments pour animaux », a demandé Adolphe Thomas. Et d’ajouter : « Il ne faudrait pas tromper le consommateur en lui laissant croire que le non-OGM dans l’alimentation des animaux est réaliste ».