Selon une étude du Centre commun de recherche de l’UE, on ne peut pas considérer, comme c’est le cas actuellement, que la combustion de bois pour produire de la chaleur ou de l’électricité n’émet pas de gaz à effet de serre (les émissions étant réabsorbées par la croissance des arbres). L’UE pourrait être obligée de revoir sa méthode de calcul des émissions du secteur.
Contrairement aux idées reçues, l’utilisation de bois pour la production d’énergie n’aurait pas un bilan carbone nul. Généralement, on estime cette énergie comme neutre en termes d’émissions de gaz à effet de serre, le C02 dégagé lors de la combustion étant réabsorbé par les arbres pendant leur croissance. Mais un rapport sur l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la biomasse utilisée pour le chauffage et la production d’électricité, que publie le Centre commun de recherche de la Commission européenne, vient contredire cette convention. Se basant sur une revue d’études internationales, le rapport souligne que « l’utilisation de fûts de bois dédiés à la production de bioénergie entraînerait une augmentation réelle des émissions de GES par rapport à celles des combustibles fossiles à court et moyen terme. Cela peut commencer à générer des économies de GES uniquement dans le long terme (plusieurs décennies à plusieurs siècles) ». Certes, la récolte de fûts de bois à des fins de bioénergie n’est pas une pratique courante actuellement, mais elle devrait se développer à l’avenir. Un pavé dans la mare de la politique climatique l’UE qui pourrait pousser la Commission européenne à revoir son dispositif de calcul de ses émissions de GES.
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