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Volailles Les filières dinde et pintade veulent redynamiser consommation et production

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La consommation des viandes de volailles redémarre, sans pour l’instant atteindre les niveaux d’avant la crise aviaire. Les filières dinde et pintade, durement touchées il y a un an, se mobilisent pour « dynamiser » la consommation, mais aussi la production, qui ne suit pas encore.

«La reprise de la consommation est là », a constaté le 11 juin Gilles Le Pottier, secrétaire général du Comité interprofessionnel de la dinde française (Cidef). La consommation a progressé de 3,2 % depuis le début de 2007 et le nombre des ménages achetant de la dinde a augmenté de 1,5 % sur la même période. Même tendance du côté de la pintade, qui voit ses chiffres de consommation remonter depuis la fin du 1 er trimestre par rapport à 2006.

Campagnes de communication

« Pour autant, nous n’avons pas encore retrouvé les ventes d’avant la crise aviaire », tempère Gilles Le Pottier. C’est la raison pour laquelle le Cidef lance un jeu concours en magasins du 22 juin au 13 juillet. « Nous voulons défendre le goût et redorer l’image de la dinde auprès des consommateurs », souligne Gilles Le Pottier. Même stratégie du côté du Comité interprofessionnel de la pintade (CIP), qui lancera « la Semaine de la pintade » du 5 au 14 octobre en grandes surfaces et dans les restaurants. Objectif de ces deux campagnes de promotion : retrouver la consommation d’avant la crise et faire remonter la production des éleveurs. Celle-ci subit encore un recul, en répercussion des baisses de mises en place dans les élevages il y a quelques mois. Sur février, mars et avril cumulés, le Cidef constate encore une baisse de 6,4% dans les abattages par rapport à la même période de 2006. Les professionnels de la dinde et de la pintade souhaitent que ces deux productions, typiquement françaises, reprennent des parts de marché sur les volailles standards, plus concurrencées par les importations. « Nous pensons que la pintade peut contribuer à ancrer l’aviculture française sur le territoire national », estime Jean Champagne, délégué général du CIP. La France produit les trois quarts de la production européenne de cette volaille.

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Produits élaborés

L’avenir de la volaille française pourrait passer par les produits élaborés. Récemment, Coopagri Bretagne avait annoncé que sa filiale Ronsard allait débloquer d’ici 2010 de 4 à 6 millions d’euros pour faire passer les tonnages de 6 000 tonnes à 10 000 tonnes. Idem du côté de Gastronome, filiale du groupe coopératif Terrena, qui termine la construction d’une unité de produits élaborés viande Soviba à Angers, pour un montant de 11 millions d’euros. La filière pintade ne cache pas non plus ses ambitions. « Nous souhaitons faire passer les produits découpés de 36% à 75 % de la production totale d’ici 5 ans et développer fortement nos produits élaborés en magasins », souligne Jean Champagne, qui confie que « des contacts sont pris avec plusieurs opérateurs ». Le Cidef constate déjà en magasins une forte hausse des ventes de produits élaborés à base de dinde. « Sur le premier trimestre de 2007, les achats des ménages sur ces produits ont augmenté de 9,8 % et de 13,2 % sur les panés frais », déclare Gilles Le Pottier.