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Etude Générations futures Les fraises de la discorde

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Générations futures a publié le 9 juillet une étude qui signale la présence de résidus de fraises sur 90% de fraises achetées dans le commerce. Son but est surtout d’alerter sur les perturbateurs endocriniens, alors que le gouvernement tente de mettre la dernière main à sa stratégie nationale sur ces derniers. En outre, des produits interdits d’usage ont été détectés dans 18% des lots passés au crible.

Le 9 juillet, Générations futures a publié une enquête sur la présence de pesticides sur des fraises commercialisées en grandes surfaces dans deux régions français. Elle montre que, dans 35 des 49 échantillons de fraises achetés (donc 71%), se retrouvent des traces de pesticides jugés perturbateurs endocriniens (selon les critères retenus par le réseau européen Pesticide Action Network, sur la base d’études scientifiques). 92% des échantillons contenaient au moins un résidu de pesticide. L’association a détecté en tout 37 produits différents, dont 8 jugés perturbateurs endocriniens. Et jusqu’à 12 substances chimiques résiduelles sur un même échantillon. Dans 18% des échantillons, des produits interdits d’usage ou interdits pour les fraises sont détectés. Si les quantités mesurées sont très généralement en deçà des limites de résidus autorisés (LMR) sur les aliments, 2% des échantillons sont non-conformes. Ce chiffre correspond à ce que détecte généralement le service français de répression des fraudes. À ce critère, l’Union des industries des plantes objecte que les critères de classification en tant que perturbateurs endocriniens ne sont pas encore fixés au niveau européen.
 
Améliorer la situation
Générations futures demande au gouvernement de prendre « des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides PE » et souhaite « que la France continue à mettre en place des mesures agronomiques qui réduisent l’usage des pesticides ». Générations futures dit avoir transmis ces résultats à la direction de la répression des fraudes, « pour qu’ils fassent le travail de police qui est le leur et non le nôtre ». L’association annonce s’être rapprochée de plusieurs enseignes de distribution et coopératives pour chercher à améliorer cette situation.

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