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Gnis « Les Français auraient une image des semences en décalage avec la réalité »

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Selon une étude Opinionway sur l’image du secteur des semences, commandée par le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) et publiée le 20 novembre 2009, 65% des personnes interrogées pensent que les entreprises du secteur sont plutôt des grandes entreprises ou des filiales de groupes multinationaux. Pourtant, plus des 2/3 des sélectionneurs sont des coopératives ou des PME.

Les Français ont une image du secteur des semences qui ne s’ancre pas dans une réalité tangible. C’est ce qu’indique le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) sur la base d’une étude Opinionway sur l’image du secteur, publiée le 20 novembre 2009. Elle a été menée auprès d’un échantillon de 2 039 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. L’étude révèle que pour 65% des personnes interrogées, en France les entreprises qui créent de nouvelles variétés de semences et produisent les semences utilisées par les agriculteurs sont plutôt des grandes entreprises ou des filiales de groupes multinationaux. Or 70 % des sélectionneurs sont des coopératives ou des PME. Selon le Gnis, ceci montre le décalage qui existe entre la réalité du secteur et l’image que le grand public s’en fait.

Oui aux brevets
Une large part de l’étude est également consacrée à l’idée que se fait l’opinion de la réglementation du secteur. Selon l’enquête, 80 % des personnes interrogées pensent que l’État doit réglementer le marché des semences et 91 % déclarent légitime le fait de pouvoir protéger sa découverte et avoir l’exclusivité de son utilisation commerciale lorsqu’on a investi dans un effort de recherche. Ce dernier chiffre constituant « un point de satisfaction » pour Robert Pellerin, président du Gnis.
L’étude montre aussi quelles sont les attentes des personnes interrogées en matière de recherche variétale. Une majorité (56%) estime que la priorité devrait être la moindre consommation d’engrais et pesticides. Pour le Gnis, ceci montre un alignement des enjeux auxquels répondent le travail des semenciers et les attentes des Français car en 2005 en France, 1/5 des surfaces de blé* étaient plantées de variétés modernes « rustiques », ayant la faculté d’avoir de bons rendements en conditions extensives sans apport ou avec apport modéré de pesticides et d’engrais azotés.
C’est donc après publication des résultats de l’enquête que Robert Pellerin, président du groupement des semenciers, a plaidé en faveur d’une amélioration de la communication du Gnis auprès du grand public à l’avenir. Il a ajouté « qu’en matière de communication, il est important de faire connaître nos entreprises. L’intérêt, c’est un débat plus serein. Le secteur des semences est ancré dans le territoire. Il sert à faire connaître les enjeux de la recherche et à montrer qu’il ne s’agit pas juste de productivité. »

* enquête ONIC 2005

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