Après une période 2004/2005 de réorganisation, où son chiffre d’affaires est resté étale, les Fromageries occitanes vont de l’avant. L’entrée de Sodiaal à hauteur de 8 % de son capital entraîné un remaniement de son parc industriel : LFO se retrouve à la tête de neuf sites de production de fromage et rapatrie son activité laitière de Lons dans le giron de Candia, dont elle prend au passage 18 % du capital. LFO prévoit également d’investir 15 millions d’euros pour booster ses capacités d’affinage et se doter de nouveaux outils de conditionnement. Avec pour ambition de repartir à la hausse et de faire passer son chiffre d’affaires de 210 millions d’euros à 220 millions pour 2006.
Nouveaux actionnaires, nouvel investissement, nouveau parc industriel… Les Fromageries occitanes (LFO) ont fait peau neuve pour relancer leur activité sur de bonnes bases. L’entrée de Sodiaal au capital début 2005 a tout d’abord entraîné un an de restructurations pour cette filiale du groupe coopératif toulousain 3A. « Sa prise de participations à hauteur de 8 % résulte de nos activités croisées », explique Philippe Maquin, directeur général adjoint et opérationnel de LFO. Le groupe a en effet intégré et regroupé l’activité fromagère de Sodiaal de Lanobre, spécialisée dans le cantal, celle de Saint-Mamet ou encore celle de Lons, dont l’activité de lait de grande consommation a été transférée à Sodiaal pour être gérée par Candia. Désormais, LFO est ainsi à la tête de 9 implantations industrielles, basées à Toulouse, Villefranche de Lauragais, Samortein et Roquefort en Midi-Pyrénées, à Pau pour l’Aquitaine et Lanobre, Saint-Mamet, Saint-Flour et Saint-Bonnet-de-Salers en Auvergne. Bilan de ces échanges : aux côtés de Sodiaal, on trouve Centre lait (8 %), Bongrain (15 %), et bien sûr 3A majoritaire au sein du capital de LFO, qui pour sa part détient désormais 18 % de Candia.
15 millions d’euros investis
Une réorganisation qui précède un investissement industriel de taille. Pour allonger les capacités d’affinage et se doter de nouveaux outils de conditionnement certifiés, 15 millions d’euros vont être engagés sur plusieurs sites de production. « Nous souhaitons améliorer notre valorisation sans pour autant gagner des parts de marché, justifie Philippe Maquin. Il s’agit de tenter de récupérer de la rentabilité en améliorant nos marges». LFO entend donner « une nouvelle impulsion » à son activité et « se recentrer sur ses trois métiers d’origine», selon le dirigeant. Positionnée sur un marché de produits labellisés, la société va également renforcer son identité en précisant sur son logo ses trois terroirs historiques.
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Renouer avec la croissance
Regroupant aujourd’hui 930 salariés, LFO produit 40 000 tonnes de fromage dont 22 000 de produits de terroir, et tient la place de leader des produits d’Auvergne et des Pyrénées. 60 % de son activité est réalisée sous GMS, majoritairement sous MDD, 20 % est tournée vers l’export, 10 % vers le gros et 10 % vers la RHF. Le groupe 3A, qui totalise près de 570 millions d’euros de chiffre d’affaires, est également présent dans les glaces avec sa filiale Boncolac et dans le lait avec Bonilait. Une activité qui lui a valu des difficultés en 2004. LFO a notamment vu ses facturations stagner sur l’exercice. La filiale fromage de 3A compte cette année renouer avec la croissance, et faire passer de 210 millions à 220 millions d’euros son chiffre d’affaires. « On a tous les leviers en mains pour repartir», constate Philippe Maquin.