Gaec et Sociétés souhaite porter « le projet d’agriculture de groupe au cœur des nouvelles orientations de l’agriculture » lors de son congrès électif qui se déroulera les 23 et 24 juin dans les Deux-Sèvres.
« Les Gaec sont la plus forme la plus évoluée de l’entreprise agricole », explique Hubert Beaudot, président de la structure « Gaec et société ». Il n’empêche : les Gaec doivent évoluer afin de « renforcer le rôle des sociétés dans la structuration des entreprises agricoles».
Trois pistes
Trois pistes sont évoquées dans le rapport d’orientation présenté par Joël Limouzin : la meilleure reconnaissance des associés exploitants, l’organisation du statut des exploitations matrimoniales et le fait de conforter des nouvelles initiatives de l’agriculture de groupe. Parmi ces nouvelles initiatives, on trouve les assolements en commun et les ateliers en commun dans le secteur laitier.
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Hubert Beaudot espère aussi la remise en place d’une commission, en remplacement des comités d’agréments qui doivent disparaître en juillet 2006. « Le Gaec doit être lisible, agréé, accompagné et promu », souligne le rapport d’orientation. La solution de remplacement pourrait être de confier l’agrément à l’autorité administrative avec éventuellement un avis consultatif de la CDOA, ce que refuse Gaec et Sociétés. « Accompagner le projet Gaec » passe aussi par la pluriactivité de l’associé et la transparence des Gaec (reconnaître l’associé de Gaec comme un exploitant en tant que tel).
Tremplin pour l’installation
Alors que par rapport à 2003, les Gaec ont gagné près de 900 associés supplémentaires et les EARL presque le double, les sociétés conçues pour l’agriculture poursuivent donc leur progression avec un total de près de 240 000 agriculteurs associés et 110 000 sociétés d’exploitation en 2004. « Il est impératif d’intégrer les installations sous formes sociétaires dans la politique d’installation », assure Gaec et société. Encore faut-il disposer de moyens financiers conséquents et non pas de « fond de tiroir ». Hubert Beaudot estime qu’il n’y a pas de juste redistribution au sein de l’Adar pour sa structure. « Nous avons joué le jeu de la transparence des Gaec en permettant à l’Adar de récolter de 6 millions d’euros. Nous n’en percevons que 280 000 euros ! Et sur cette année 2005, nous n’avons encore perçu aucun acompte», conclut le président.