À l’issue des perturbations engendrées par le mouvement des Gilets jaunes, Nielsen a publié deux études permettant de mesurer les conséquences des blocages routiers. « Ce samedi (24 novembre, ndlr), les magasins ont ainsi subi en moyenne une baisse de 18 % de leurs ventes de produits de grande consommation si l’on compare avec les samedis depuis la rentrée de septembre », estime Nielsen (périmètre des hypermarchés et supermarchés). La société d’études estimait que la baisse avait été de 35 % le samedi 17 novembre. Les magasins se sont adaptés en partie à cette situation inédite. « En moyenne, les quantités de marchandises reçues ont diminué de 7 % par magasin samedi dernier », peut-on lire.
L’impact a été « sévère », selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui s’exprimait à l’issue d’une réunion avec les acteurs économiques organisée à Bercy le 26 novembre. « Nous allons faire en sorte, avec Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, que cette liberté (de commercer et de circuler, ndlr) soit garantie sur le pays pour permettre à l’activité économique de poursuivre son cours », a souligné Bruno Le Maire.
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Deux jours avant la mobilisation nationale du 24 novembre, l’Ania, Coop de France et la FCD avaient estimé que « les répercussions économiques de ces blocages sont dès lors extrêmement lourdes pour de nombreux industriels comme pour l’ensemble des distributeurs ».
Le Modef, de son côté, estimait le 21 novembre que « les blocages perturbent fortement les expéditions (de la filière canards, ndlr) et ce d’autant plus que la majorité des commandes est réalisée en fin d’année », selon les mots de Serge Mora, son président pour le département des Landes.