Des grossistes du Marché d’intêrêt national (MIN) de Rungis ont demandé au ministre délégué au Commerce et aux PME Christian Jacob, qui visitait le MIN, de mettre fin à la limitation des paiements en espèces, actuellement autorisés jusqu’à 760 euros maximum. Malgré cette réglementation, les grossistes acceptent de nombreux paiements en liquide supérieurs à ce montant, du fait « des usages traditionnels, notamment chez les détaillants de fruits et légumes issus de l’immigration », a indiqué le président de la Chambre syndicale du commerce de gros en fruits et légumes, Jean-Claude Reverdy. Selon lui, ces paiements illégaux, qui sont pénalisés par une amende à hauteur de 5 % du dépassement du seuil, « sont parfaitement tracés dans leur comptabilité» et encaissés par les grossistes uniquement « par commodité». Christian Jacob a promis qu’une table ronde se tiendrait afin que les nouveaux outils techniques élaborés par les grossistes pour « une totale transparence de ces paiements » puissent être présentés à l’administration fiscale. Christian Jacob a insisté sur l’obstacle constitué par le renforcement de la lutte contre le blanchîment pour satisfaire aux demandes des grossistes de Rungis, malgré leur « bonne foi ».
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