Abonné

Élevage Les Groupements de défense sanitaire vont intégrer France Génétique élevage

- - 3 min

Lors de l'assemblée générale des groupements de défense sanitaire (GDS), le 30 mars, Michel Cetre, premier vice-président de France Génétique Elevage (FGE), a déclaré qu'aucun « obstacle » ne subsistait pour l'intégration de GDS France dans FGE. Il a abordé par ailleurs la révolution de la génomique dans les processus de sélection des animaux d'élevage.

«Les conditions sont réunies pour que GDS France intègre France Génétique élevage (FGE) », a annoncé Michel Cetre, premier vice-président de FGE, le 30 mars. Lors de l'assemblée générale des groupements de défense sanitaire (GDS), il a précisé qu'« il n'y a plus, aujourd'hui, d'obstacle à l'intégration de GDS France dans le dispositif. Mais il reste à définir les droits et devoirs de GDS France au sein de FGE. Pour moi, dans moins de deux ans, GDS France deviendra un acteur de FGE. Chaque structure GDS devra répondre au cahier des charges FGE. » Il a rappelé l'importance de la génomique dans la sélection animale et l'avance que la France avait acquise sur ce sujet. Par rapport à la sélection classique (station de testage), la génomique permet un progrès génétique « rapide (3 ans au lieu de 7), sur tous les caractères, quelle que soit l'héritabilité, sur les mâles comme les femelles ». Michel Cetre a également présenté le groupement d'intérêt scientifique Analyse du génome des animaux d'élevage (Agenae) en expliquant les enjeux de demain : cartographie du génome, mise en relation avec les performances sur le terrain pour comprendre l'expression des gènes en termes de santé, résistances aux maladies, alimentation…

Préserver le contrôle de performance

En parlant de l'épigénétique (modification de l'expression des gènes liée à l'environnement et sans changements du génome), il remarque que « demain, il s'agira de définir des itinéraires techniques dans le but de faire exprimer tel ou tel caractère par l'animal. » Selon lui, « si nous maîtrisons nos populations de référence et nos données, nous maîtrisons le dispositif », d'où l'importance de conserver le contrôle de performance. De plus, il ne faut pas oublier que ce dernier « donne un appui technique aux éleveurs et dans ce sens, il doit continuer », affirme-t-il. La sélection doit rester aux mains des éleveurs, a-t-il insisté, appuyé par Marc Gayet, président de GDS France. Les investisseurs étrangers et privés sont effectivement très intéressés par le sujet. Michel Cetre cite Pfizer comme premier investisseur dans le domaine de la génomique, science décrite par lui comme une « technologie de rupture ». Le grand frein pour l'approfondissement de ce nouveau moyen de sélection est son coût. Aussi, Michel Cetre déclare-t-il que l'« on réfléchit à un élargissement du cercle des membres d'Agenae (Interbev, Unceia, Cniel...) afin de capter des financements extérieurs. Mais les discussions s'orientent immédiatement sur la propriété des données et leur utilisation industrielle. » Ainsi DeLaval, propriétaire de l'unique logiciel de robot de traite, pourrait très bien s'intéresser à la génomique et lier les données issues du génome des animaux aux performances techniques des vaches laitières.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

génomique
Suivi
Suivre