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Distribution/Notation Les groupes européens vont mieux mais courent de nouveaux risques

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Les groupes européens de distribution, qui ont été affectés par la crise, se portent mieux mais des risques subsistent, selon une étude de l’agence de notation Fitch qui ne croit qu’à une croissance économique «modeste» en Europe mais relève que les investissements des distributeurs européens devraient augmenter en 2010, après un niveau très faible en 2009, tout en restant inférieurs aux pics de 2008.

Le principal risque que signale Fitch est celui d’un retour à une mauvaise conjoncture, mais aussi toute contraction dans les marchés émergents, ou un redémarrage de fusions-acquisitions qui impliqueraient davantage d’endettement pour certains groupes.
Depuis la crise, les distributeurs ont lancé deux types de plans: de transformation (Carrefour, Metro) ou d’amélioration de la gestion des stocks, de l’approvisionnement, des gains d’achat... (Casino, Ahold), explique Johnny Da Silva, analyste chez Fitch. Certains de ces plans de transformation impliquent des investissements considérables, dont il est difficile d’évaluer le coût à long terme et l’efficacité : si ces groupes ne parvenaient pas à rester concurrentiels et bénéficiaires pendant qu’ils ajustent leur modèle, cela pourrait détériorer leur note, prévient-il.
Carrefour, noté A – avec une perspective stable, vient d’annoncer qu’il investira 1,5 milliard d’euros dans la modernisation de ses hypermarchés européens, et qu’il tenait à conserver sa note. L’agence cite en fait cinq distributeurs qui ont une faible marge de manœuvre pour agir sans détériorer leur note : les français Carrefour et Casino, les britanniques Tesco et Marks & Spencer ainsi que l’allemand Metro. Trois groupes disposent d’une marge de manœuvre « moyenne »: le néerlandais Royal Ahold et les britanniques Next et Kingfisher. Seul est crédité d’une marge de manoeuvre « élevée » le britannique Dixons Retail.
Parmi les autres risques figurent l’intensité de la concurrence et des promotions, des hausses de prix à la production se répercutant sur les prix des biens non alimentaires (logistique, coûts salariaux en Chine, prix des matières premières comme le coton, hausse de la TVA en Grande-Bretagne...), ajoute l’étude.

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