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DÉVELOPPEMENT DURABLE/ÉTUDE Les IAA de plus en plus attentives à leur performance énergétique

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Une étude menée auprès des sites industriels de l'agroalimentaire témoigne de la sensibilité des opérateurs à agir pour réduire leur consommation énergétique.

Selon l'Observatoire 2015 de la « maturité » énergétique des industriels de l'agroalimentaire, dépendant de l'Institut Okavango, les IAA sont de plus en plus sensibles à l'amélioration de la performance énergétique de l'outil de production.

Alors qu'elles ne représentaient que 12% de l'enquête 2014, les entreprises ayant adopté une démarche d'amélioration continue comptent pour 15% de l'observatoire en 2015, a indiqué le 1er février l'institut.

Parmi les 1 338 sites contactés pour l'étude, 79% d'entre eux mènent des actions ponctuelles et/ou opportunistes.

Les résultats des PME se rapprochent de ceux des grandes entreprises et des ETI, en progressant de 7% en termes de maturité énergétique par rapport à 4% pour les grandes entreprises. L'étude n'a pas pris en compte 31 sites industriels très énergétivores du sucre et de l'amidon.

DES ACTIONS ENCORE MAJORITAIREMENT PONCTUELLES

Les industriels contactés ont commencé par : nommer un responsable énergie (77%), mais seuls 17% d'entre eux gèrent un budget dédié aux économies d'énergie. Ils ont réalisé un diagnostic énergétique (66%) et ont mis en place un plan d'actions (59%). Mais « leurs actions se concentrent sur un nombre restreint de leviers » : 57% réalisent des actions ponctuelles sur les équipements de production, 67% valorisent les Certificats d'économie d'énergie (CEE), 56% ont installé des systèmes de récupération de chaleur, 63% ont pris des mesures pour limiter la marche à vide des équipements et 71% réalisent des chasses aux gaspillages, recense l'institut Okavango.

Pour systématiser les stratégies des entreprises, une solution évoquée par certains participants « serait un accompagnement technique et financier par des sociétés spécialisées, qui leur permettrait de s'assurer un avantage compétitif sur la concurrence », évoque la conclusion de l'étude.

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Par secteurs, l'institut donne les appréciations suivantes :

– L'industrie laitière est relativement mature et bénéficie de son importante concentration.

– Transformation des végétaux : fruits et légumes et alimentation animale : proche de la moyenne nationale.

– Boissons : « en retard » parce que l'énergie représente un poids moins important que pour les autres secteurs.

– Plats préparés : bonne maturité moyenne. – Panification, pâte et pâtisseries : rattrapage du retard sur les leviers matures que sont l'optimisation technique, l'intégration thermique et les achats.

– Viandes et poissons : levier mature car l'énergie est souvent achetée et gérée au niveau du groupe.