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Recherche et développement Les IAA se lancent dans la course aux financements européens

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L’Europe veut consacrer 3% de son PIB à la recherche, d’ici à la fin de la décennie, en mêlant capitaux publics et privés. Les industries agroalimentaires se sont regroupées au sein d’une plate-forme technologique afin d’orienter les choix européens de R&D durant les prochaines années et bâtir l’industrie alimentaire des années 2020.

L’agroalimentaire entend bien bénéficier des fonds européens pour l’innovation, accessibles dans le cadre du 7e Programme cadre pour la recherche et le développement (PCRD). Pour cela, le secteur tente de se serrer les coudes au sein d’une plate-forme technologique supervisée par la Confédération des industries agroalimentaires de l’Union européenne (CIAA).

Lancée le 5 juillet, en présence de hauts responsables de la Commission de Bruxelles, cette structure sera chargée de présenter, au début de l’année prochaine, des thématiques communes à l’ensemble des IAA en matière de recherche. Elles seront proposées à l’exécutif européen pour former le cadre des financements dont pourra bénéficier le secteur au cours de la période 2007-2013.

« Garder le leadership mondial »

Le défi à relever est de « garder le leadership en matière agroalimentaire, sur le continent européen. Qu’il ne parte pas sur l’autre rive de l’Atlantique», a prévenu Jean Martin, le président de la CIAA. Chose d’autant plus importante que « nos concurrents américains ne restent pas les bras croisés », a renchéri Christian Patermann, le directeur biotechnologie, agriculture et alimentation de la DG Recherche, à la Commission.

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Il demande à l’industrie de lui fournir « un agenda concret de recherche avec un plan d’action concret et des solutions concrètes » pour relever les défis auxquels doit faire face l’agroalimentaire. Ces enjeux sont avant tout « l’inversion de la pyramide des âges et le changement des styles de vie avec les maladies chroniques qu’ils entraînent», a détaillé Jan Maat, le président du groupe de travail chargé de superviser la plate-forme.

L’implication dans l’élaboration du calendrier est d’autant plus importante qu’elle conditionne par la suite, l’accès aux subventions européennes, relève l’un des rares représentants français à assister au lancement de la plate-forme.

Motiver les PME

Pour le moment, 7 grands axes ont été identifiés autour desquels devront s’articuler les thématiques de recherche. Il s’agit de l’alimentation et la santé, la qualité et la praticité des aliments, l’information des consommateurs, le management de la chaîne alimentaire, la sécurité alimentaire et enfin la mise en réseau et la coopération en matière de R&D. Par ailleurs, la plateforme espère mobiliser des PME dont l’accès aux financements européens est resté marginal au cours des années 2000 – 2006. Un long travail est à faire, à voir l’auditoire présent pour accompagner la naissance de la plateforme, largement composé de hauts responsables des plus grandes entreprises européennes et mondiales.