Pour produire des biens alimentaires, le système productif français tend à davantage recourir aux importations. Tel est le constat dressé par l’APCA (chambres d’agriculture) dans sa dernière note d’analyses et perspectives. Alors que les importations constituaient 11 % des ressources agricoles sur la période 1970-1995, elles pèsent désormais 19 %. Même évolution pour les industries agroalimentaires, où cette part grimpe de 11 % en 1985 à 25 % en 2018 : le secteur importe toujours plus de produits intermédiaires qui entrent dans la composition du produit fini. Résultat : le taux d’importation s’affiche à 23 % pour l’ensemble de l’agroalimentaire, agrégeant les deux branches. C’est en 1995 que se situe le point d’inflexion. La date correspond à l’entrée en vigueur des Accords de Marrakech, synonymes de libéralisation du marché intérieur, note l’APCA. L’étude dresse aussi un parallèle entre le poids croissant des importations dans l’agroalimentaire et un transfert de valeur entre les composantes de la production. Concrètement, parmi les consommations intermédiaires des branches agricoles et industries agroalimentaires, celles intra-branche ou les matières premières liées au secteur amont sont de moins en moins présentes. L’APCA souligne par exemple une incorporation plus forte de produits industriels tiers, d’activités financières et d’assurance dans la branche Agriculture.
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