Lors du dernier comité « Equarrissage » de l’Office de l’élevage, le 15 mai, les industriels de la viande ont eu une « mauvaise surprise » dont fait état le bulletin du SNIV : « Malgré une forte augmentation de la taxe d’abattage pour les bovins depuis le 17 juillet 2006, le premier exercice post-réforme “Bussereau” se soldera par un accroissement du déficit du service public (SPE). Cette situation est une preuve supplémentaire de l’inefficacité économique du dispositif mis en place en janvier 2004 et qui repose sur la séparation étanche des fonctions entre les bénéficiaires (les éleveurs), le gestionnaire (l’Etat) et les payeurs (abattoirs). Le représentant du Sniv a dénoncé, lors de ce comité, ce montage économique pernicieux et peu transparent dont le déficit s’auto-alimente d’année en année ». De peur que l’Etat ne soit tenté de trouver une solution (« de facilité ») dans le relèvement des taux de la taxe, le Sniv saisit Christine Lagarde, la nouvelle ministre de l’Agriculture, pour qu’elle « considère la situation économique très dégradée des entreprises d’abattage asphyxiées par cette charge fiscale injuste ».
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