Comme elle l’avait craint dès la mi-mars, la FNIL (Fédération nationale des industriels laitiers) voit les cours du beurre et de la poudre de lait demeurer à leur plus bas niveau historique, avec une demande mondiale atone et des niveaux de stocks records. « Une telle situation pèse très gravement sur l’industrie laitière française qui transforme en beurre/poudre près de 30 % du lait collecté », répète la FNIL dans un communiqué plaidant pour un ajustement rapide et suffisant des prix payés aux producteurs, aujourd’hui encore trop « déconnectés de ces réalités ». « Cet effondrement des marchés s’est répercuté sur le prix du lait payé aux producteurs dans le monde et en Europe : dans les principaux pays concurrents européens, le prix du lait ne dépasse pas, en moyenne, 250 €/1 000 litres au début de l’année, selon ZMP. En France, les ajustements nécessaires n’ont pas encore eu lieu. Au 1 er trimestre 2009, les prix du lait à la production sont parmi les plus élevés des grands pays laitiers. La perte de compétitivité qui en résulte a commencé à être sanctionnée par une hausse des importations (+ 17 % en janvier-février 2009 par rapport à 2008) et une baisse des exportations (- 11 %). Les prix à venir devront permettre de retrouver au 1 er semestre, un niveau compatible avec les principaux marchés européens et de tenir ce niveau au 2 e semestre si les conditions de marché ne se dégradent pas davantage.
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De son côté, ajoute la Fnil, « la Commission européenne doit, impérativement, mettre en œuvre l’ensemble des moyens d’intervention sous sa responsabilité. »