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Contaminations Les industriels souhaitent l’instauration d’un seuil de contamination par les OGM

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Alors que les ministres européens de l’Agriculture devraient, le 19 octobre, indirectement laisser la Commission européenne autoriser la mise sur le marché de trois nouveaux OGM, les industriels des secteurs des oléagineux et de l’alimentation animale réclament toujours l’instauration d’un seuil de contamination. Seule solution, selon eux, qui permettra de résoudre durablement le problème de la présence à très faible niveau d’OGM non autorisés en Europe dans les cargaisons de soja ou de maïs en provenance des Etats-Unis notamment.

La mise sur le marché communautaire du maïs 88017, du maïs 89034 et du maïs 59122 x NK603 devrait une nouvelle fois diviser, le 19 octobre, à Luxembourg, les ministres de l’agriculture des Vingt-sept. Cela permettra à la Commission européenne dès le mois de novembre d’en autoriser l’importation et de régler la plupart des problèmes de contamination observés depuis le mois de juin dans des cargaisons en provenance des Etats-Unis. Un autre OGM, le MIR 604, retrouvé à l’état de traces dans les importations européennes, devrait aussi être présenté aux experts de l’UE le 19 octobre avant d’être soumis aux ministres en novembre ou en décembre.

Commerce paralysé
Mais cette accélération des procédures ne suffit pas à rassurer les industriels qui déplorent le climat d’incertitude créé par la tolérance zéro pratiquée par l’Union européenne à l’égard des OGM qu’elle n’a pas encore autorisés. Le commerce est désormais paralysé avec les Etats-Unis, les importateurs refusant de prendre le risque de voir leurs marchandises refoulées à l’arrivée dans un port européen.
Dans un premier temps, les professionnels pourraient se contenter d’une solution technique limitant la capacité de détection des OGM par les laboratoires, par exemple à 0,1% comme l’envisage la Commission européenne. Mais ils réclament ensuite l’instauration d’un véritable seuil, fixé à un niveau supérieur, qui permette d’écarter durablement les risques liés aux contaminations. Les industriels font valoir que le déficit de l’Europe en oléagineux et protéagineux ne pourra pas être comblé, et que, en particulier pour le soja, l’UE continuera donc de dépendre des importations. La propension des pays producteurs à se tourner rapidement vers les nouveaux OGM rendra donc inévitable la multiplication des cas de contamination à faible niveau.

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