Depuis plusieurs mois, la Fédération française des industriels charcutiers tire la sonnette d’alarme devant la situation catastrophique de la profession. S’adressant devant le Cercle des amis de la charcuterie qui réunit notamment des parlementaires, Robert Volut, président de la FICT est allé encore plus loin. « Nous ne voulons pas finir comme l’industrie du jouet ou le textile », a-il-mis en garde. La profession entend bien « se battre pour un juste prix que justifie la qualité de la production française ». Il demande aux enseignes de distribution de répercuter les hausses de tarif que subissent les industriels avec la hausse des cours du porc, sans attendre les négociations annuelles, comme le pratiquent les grandes chaînes allemandes ou britanniques. La viande de porc destinée à la charcuterie a augmenté de 20 à 25%, selon Robert Volut, et sans possibilité de répercuter ces hausses, « l’industrie ne pourra pas investir, ni commercialement ni industriellement ». Elle ne pourra pas non plus recruter, alors qu’elle a déjà perdu 700 emplois en 2011 pour la première fois de son histoire, et que le secteur emploie 35 000 personnes.
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