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Sucre/UE Les industries utilisatrices de sucre demandent une plus large libéralisation des importations

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« Les mesures exceptionnelles envisagées par la Commission européenne pour mettre sur le marché des quantités additionnelles de sucre importé vont dans le bon sens mais elles ne suffiront pas à combler la faiblesse de l’offre par rapport à la demande ». Le Comité des industries utilisatrices de sucre de l’UE (CIUS) considère que les mesures sont non seulement insuffisantes par rapport aux besoins de l’industrie mais aussi susceptibles d’alimenter les pressions inflationnistes sur un marché déjà à la hausse. Ces propositions devraient en principe être soumises au vote des membres du comité de gestion « Sucre » le 12 avril prochain.

En réaction aux propositions de la Commission d’introduire des mesures exceptionnelles (appels d’offres à des droits d’importation réduits et hors quotas) pour augmenter l’approvisionnement en sucre sur le marché, le lobby des industries utilisatrices les qualifie de « pas dans la bonne direction pour la constitution de stocks de fin de saison de 3,5 millions de tonnes (équivalent à 20% de la consommation totale) ». La Commission propose d’autoriser l’importation de 250 000 tonnes supplémentaires, alors que le CIUS estime que ces volumes sont bien en-deçà des besoins de l’industrie qu’il chiffre à quelque 1,6 million de tonnes. « Il s’agit d’un niveau que le CIUS considère comme le minimum nécessaire pour maintenir les équilibres internes du marché du sucre », explique Muriel Korter, la secrétaire générale du CIUS.

Un risque inflationniste
Le tonnage de 250 000 t proposé est insuffisant pour combler le fossé creusé entre la demande et l’offre de sucre sur le marché communautaire. Pire, il se double d’un risque inflationiste, selon le lobby industriel. La Commission veut en effet assortir son autorisation « de redevances et de tarifs qui ne feront qu’alimenter une pression inflationniste injustifiée sur le marché, pénalisant ainsi les utilisateurs industriels de sucre et en particulier les PME ». La Commission propose des droits de douane de 200 euros la tonne. Le CIUS invite donc les États membres et la Commission européenne – qui doivent en débattre, le 12 avril au sein du comité de gestion « Sucre » –, à veiller à ce que les mesures qui seront prises pour offrir plus de sucre, permettent aux utilisateurs d’y accéder à sa juste valeur et qu’elles ne réduisent pas la compétitivité du secteur. Les industries membres du Comité des industries utilisatrices de sucre de l’UE (Cadbury, Coca-Cola, Danone, Kraft Foods, Mars, Ferrero, Unilever, Nestlé, Kellogg’s, etc.) affirment acheter et utiliser près de 70% de la consommation européenne annuelle de sucre et fournir un emploi direct à plus de 350 000 personnes au sein de l’Union.

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