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Santé/UE Les initiatives volontaires de réduction de la consommation de sel, insuffisantes selon Bruxelles

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La Commission européenne a récemment communiqué aux Etats membres de l'UE les conclusions de son enquête sur la mise en œuvre par les « 27 » du « Cadre européen pour les initiatives nationales de réduction de sel » sur la période juin 2008- juin 2012. Une enquête qui découle des conclusions du Conseil des ministres européens chargés de la santé et de la protection des consommateurs du 8 juin 2010 qui ont appelé officiellement à une réduction de la consommation de sel en vue d'améliorer la santé de la population européenne (1). Les principales conclusions de l'enquête sont les suivantes :
– Le « Cadre européen » a été un catalyseur pour l'action pour un certain nombre d'États membres avec l'introduction de nouvelles initiatives à travers l'Union européenne.
– Alors que le seuil maximum d'apport en sel recommandé par l'OMS (pas plus de 5gr/jour) n'a pas encore été atteint, des premières actions ont été entreprises pour réduire la consommation excessive de sel dans l'UE.
– La plupart des Etats membres de l'UE ont eu des négociations avec les exploitants du secteur alimentaire ou ont constaté leur volonté de s'engager pour réduire l'utilisation de sel dans leurs produits. Mieux, de nombreux accords concrets entre les États membres et les exploitants du secteur alimentaire ou les associations représentatives sectorielles ont été conclus.
– De nombreux Etats membres ont lancé des actions de sensibilisation sur les dangers de la consommation excessive de sel.
– La réduction de la consommation de sel est un processus étape par étape du fait des barrières technologiques et des problèmes de sécurité des aliments. Par conséquent des initiatives devront continuer à être développées dans les États membres pour les années à venir.
– La plupart des Etats membres ont mis en place (ou comptent mettre en place) une politique de surveillance de la consommation excessive de sel et les résultats sont déjà publiés ou sont attendus dans les deux années à venir.
La note de la Commission européenne affirme par ailleurs que les travaux sur la nécessité de réduire la consommation de sel en Europe vont se poursuivre dans le cadre du Groupe de haut niveau sur la nutrition et l'activité physique et de la Plate-forme d'action européenne sur l'alimentation, l'exercice physique et la santé pour obtenir des engagements quantifiables de la part de l'industrie alimentaire et veiller à ce que des mécanismes efficaces de suivi des programmes de réduction du sel soient mis en place. La note précise aussi qu'une approche similaire a été lancée en ce qui concerne les graisses saturées.
 
(1) L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande que les adultes ne consomment pas plus de 5 g de sel par jour vu son impact sur la santé, or la consommation réelle en Europe se situe entre 8 et 12 g (en France la moyenne pour les hommes est de 9,6 gr par jour et pour les femmes de 7,3 gr/jour).

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