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Salon Les innovations répondent-elles aux attentes des consommateurs ?

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Le Sial a présenté lors de sa conférence de presse de rentrée une étude croisée, réalisée par TNS Sofres et WTC World Innovation, sur les comportements des consommateurs et les tendances d’innovation alimentaire. Il en ressort que les innovations les plus nombreuses ne se font pas nécessairement sur les sujets les plus attendus par les consommateurs. Un décalage qui peut nourrir des pistes de réflexion.

La répartition constatée dans les tendances des innovations correspond-elle aux attentes des consommateurs (1) ? Et bien pas vraiment, selon l’étude de TNS Sofres et XTC. Alors que la demande d’alimentation santé (naturalité, prévention, végétal…) est assez forte chez les consommateurs, cette tendance fait l’objet de deux fois moins d’innovation que le plaisir (22,1 % contre 52,5 %).
Autre décalage, alors que la tendance d’innovation la plus représentée quantitativement en 2011 est la variété des sens (26,7 %), elle parle assez peu aux consommateurs. « La variété des sens est une innovation facile pour les IAA, note Xavier Terlet. Mais ce que les gens attendent, ce sont plutôt des petits plaisirs, de l’authenticité, du terroir. Quant à la demande de haut de gamme, elle ne s’exprime pas. On peut d’ailleurs se demander, au vu des résultats de l’étude, si un industriel français qui exporte aux États-Unis a intérêt à se positionner sur le segment haut de gamme ».
 
La naturalité déborde largement le bio
Autre piste à mieux explorer pour Xavier Terlet, la naturalité. « On a tendance à se focaliser sur le bio, mais d’autres leviers intéressent davantage le consommateur : le naturel, la simplicité ou encore l’origine et la saison. » Pour Pascale Grelot-Girard, directrice du département consumer de TNS Sofres, les consommateurs sont très sensibles aux mentions 100 % naturel, sans colorants/additifs/huile de palme… « Ce sont des allégations qui marchent très bien en France », indique-t-elle. Enfin, un mythe à revoir : malgré l’engouement médiatique qu’elle suscite, la « cosmetofood » a une réalité commerciale limitée et de surcroît, elle intéresse peu les consommateurs.
Outre la tendance des innovations, des progrès peuvent être faits sur la confiance dans la qualité des produits alimentaires. Si le niveau de confiance est globalement élevé dans les pays occidentaux (plus de 90 % en Espagne au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, 85 % en Allemagne, 83 % en France), en France, en Allemagne et Russie, un tiers des consommateurs déclare avoir moins confiance qu’avant, selon l’étude de TNS Sofres. En Chine, cette proportion atteint 50 % (même si 80 % des Chinois se déclarent encore confiants, contre 64 % des Russes).
 
(1) TNS Sofres a mené son étude sur sept pays : France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Russie, Etats-Unis et Chine. 

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