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Réforme de la Pac Les jeunes agriculteurs pour un nouveau modèle d’aide directe

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Réunis au sein du Ceja, les jeunes agriculteurs européens, qui poursuivront leur réflexion sur la Pac de l’après-2013 lors d’un séminaire en février 2010 en Espagne, plaident pour un nouveau modèle d’aide directe et des outils de gestion des marchés innovants, pour un régime d’indication de l’origine des produits et pour une meilleure organisation de la profession.

Reconnaissant que le modèle historique des paiements directs sera de moins en moins légitime, le Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja) juge intéressante l’idée de baser ceux-ci sur les attentes légitimes du citoyen en matière de sécurité alimentaire et d’agriculture durable, tout en prenant en compte également les faiblesses du libre-marché. De tels paiements compenseraient les exploitants pour les normes de production élevées qu’ils doivent respecter. De plus, pour encourager l’installation des jeunes, ils seraient fondés non seulement sur la production agricole mais aussi sur un nouveau critère, à savoir la capacité de créer des emplois dans les zones rurales.

Filets de sécurité et gestion des risques
Selon le Ceja, l’indication claire de l’origine du produit agricole peut être un moyen de mieux contrôler la spéculation sur les produits alimentaires, d’assurer une concurrence équitable et de renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire.
La future Pac devrait aussi, estime le Ceja, promouvoir l’organisation des agriculteurs afin de développer une véritable stratégie de coopération avec les autres maillons de la chaîne alimentaire.
Elle devrait également aider la prochaine génération d’exploitants à adopter des pratiques favorables au climat, estiment les jeunes agriculteurs, qui plaident par ailleurs pour un soutien spécial en faveur des entreprises agricoles dans les zones moins favorisées qui ne peuvent être laissées à la merci du marché.
Pour la gestion du marché, le Ceja souligne la nécessité d’outils innovants dans le cadre du premier pilier de la Pac, sous forme de « filets de sécurité » et autres instruments de gestion des risques. Il prône la création d’un observatoire pour la surveillance des marchés.

Aide à l’installation et mesures à plus long terme
Le Ceja considère que tous les Etats membres devraient être obligés d’utiliser les fonds mis à disposition par l’UE pour octroyer l’aide à l’installation des jeunes, qui a été portée de 55 000 à 70 000 euros par exploitation lors du bilan de santé de la Pac. Mais, selon lui, d’autres dispositions à plus long terme devraient être envisagées (primes à l’investissement en capital, garanties bancaires, réductions fiscales, etc.).
Aujourd’hui, dans l’UE, 8 % seulement des agriculteurs ont moins de 35 ans et plus de la moitié de la population agricole a plus de 55 ans.

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