Le taux de pénétration des viandes de boucherie est encore globalement élevé, preuve que la viande reste un produit très présent dans les repas des Français, note le Syndicat des industriels (SNIV) sur la base des dernières données de panels. Mais cela ne doit pas masquer deux autres tendances, la baisse sensible des volumes achetés et le vieillissement de la clientèle. La viande bovine affiche toujours un taux de pénétration remarquable avec 94 % mais les jeunes de moins de 35 ans en ont, en moyenne, acheté seulement 12 fois par an contre le double chez les personnes âgées. Concernant la viande de veau, le taux de pénétration est de 83 % chez les personnes âgées mais seulement de 57 % chez les moins de 35 ans qui achètent du veau 3,65 fois/an. Même en porc, le taux de pénétration est à 79 % chez les jeunes contre 92 % chez les plus de 50 ans. Tous les acteurs se heurtent aux mêmes problèmes (image de la viande, effet prix, plus grande sensibilité aux attaques, faible praticité du produit). C’est pourquoi les viandes surgelées ont un taux de pénétration supérieur à 66 % chez les moins de 35 ans contre seulement 37 % chez les plus de 65 ans. Même tendance pour les plateaux-grill dont le taux de pénétration est le double chez les jeunes que chez les personnes âgées, avec un constat identique pour le carpaccio. Pour moderniser l’offre viande, il faut miser sur la praticité de stockage (surgelé) et sur des modes de consommation plus conviviaux (plateau-grill) ou moins traditionnels, conclut le SNIV.
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