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Lait « Les laitiers responsables » : la démarche de segmentation solidaire de Sodiaal

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Afin de répondre à la fois aux attentes des consommateurs et des éleveurs, Sodiaal lance un nouveau standard, « Les laitiers responsables », sur le marché du lait de consommation. Ce nouveau cahier des charges prévoit que, pour chaque litre vendu, 6 centimes soient reversés à l’ensemble des éleveurs Sodiaal sans distinction.

Afin de répondre à la fois aux attentes des consommateurs et des éleveurs, Sodiaal lance un nouveau standard, « Les laitiers responsables », sur le marché du lait de consommation. Ce nouveau cahier des charges prévoit que, pour chaque litre vendu, 6 centimes soient reversés à l’ensemble des éleveurs Sodiaal sans distinction.

Sodiaal a annoncé, dans une conférence de presse du 26 avril, le lancement d’une nouvelle démarche, « Les laitiers responsables ». Grâce à sa marque Candia, la coopérative cherche à créer « un nouveau standard entre le lait conventionnel et le lait biologique » sur le marché du lait de consommation qui est un « marché clé pour la marque », comme le souligne son directeur général Yves Legros. Ce nouveau cahier des charges comprend quatre volets : une alimentation sans OGM, du pâturage, le respect du bien-être animal et une meilleure rémunération des éleveurs.

Un cahier des charges solidaire

Dans une « démarche résolument marketing », le cahier des charges vise à revaloriser le lait de consommation auprès des consommateurs, dont les attentes reposent autour de quatre éléments.

Tout d’abord, les vaches seront nourries avec une alimentation sans OGM grâce à un approvisionnement des aliments, non produits localement, par le biais de fournisseurs STNO (Socle Technique Non-OGM). Ensuite, le critère du bien-être animal sera engagé grâce à des formations selon la méthode « signes de vaches », mise au point par CowSignals, qui promeut le bien-être des animaux.

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De plus, le cahier des charges prévoit « des vaches au pré en moyenne 150 jours par an ». Ce référentiel développé par l’association « Lait de pâturage », prévoit que faire la moyenne des durées de pâturage entre exploitation pour atteindre 150 jours avec un minimum de 90 jours pâturés par exploitation.

Enfin, le volet "meilleure rémunération" des éleveurs prévoit que pour chaque litre vendu, 6 centimes soient reversés à l’ensemble des éleveurs de la coopérative sans aucune distinction. Ainsi, ce sont « 20 000 éleveurs partout en France qui sont concernés de manière solidaire et équitable ». Pour les éleveurs engagés dans la démarche, « une prime de 1,5 centime par litre sur l’ensemble de leur production permettra de compenser les coûts liés au respect du cahier des charges ».

Le prix consommateur conseillé de ce lait est de 1 € par litre, soit une augmentation de treize à quinze centimes sur les prix actuels des produits Grand Lait. Cette hausse se partage le long de la filière et 7,5 centimes par litre reviennent donc aux agriculteurs par le biais des primes et retours. Le reliquat sert à financer « le surcoût de collecte séparée et de déclassement, la traçabilité en usine, l’augmentation des marges des distributeurs et la TVA supplémentaire », précise le directeur de Candia.

Une démarche « massive »

L’ambition de Sodiaal en créant cette démarche est, d’ici un an, « atteindre le volume du lait bio soit 200 millions de litres de lait et 10 % du marché des laits de consommation ». Pour cela, Yves Legros compte à terme commercialiser l’ensemble des produits « Grand Lait » sous ce nouveau standard. Damien Lacombe, président de Sodiaal, insiste : « Il s’agit d’une démarche massive qui a vocation à se dupliquer » et à « s’étendre sur d’autres catégories, comme le beurre, voire à d’autres marques comme les marques de distributeurs ». En ce sens, des négociations ont déjà commencé avec la grande distribution afin d’évoluer la demande future. En effet, la conversion des exploitations vers cette démarche nécessite entre six et huit mois et demande donc de l’anticipation.