Devant la complexité de la question, l’étude de l’Inra sur les voies pour réduire l’usage des pesticides présente un certain nombre de limites. Premièrement, 2006 a été choisie comme référence pour la fiabilité des informations disponibles cette année et pour son caractère « normal » en termes de climat et de prix agricoles. Mais ce n’est qu’un exemple et une moyenne sur plusieurs années pourrait affiner les évaluations de l’état actuel de l’agriculture française. Le faible nombre d’indicateurs retenus peut aussi être critiqué. Les chercheurs n’ont considéré que l’Indice de fréquence de traitement (IFT), la marge globale des exploitations, et les rendements. D’autres éléments auraient pu être pris en considération comme les consommations d’énergie, et d’azote, le temps de travail, ou les impacts des pesticides sur l’environnement (encore très difficile à évaluer). La conséquence d’une baisse de rendement sur les prix agricoles aurait aussi pu être envisagé. Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) s’interroge également sur « les conséquences de ces différents scénarios de rupture sur la qualité sanitaire des productions par exemple la présence de mycotoxines ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.