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Agritechnica 2013 Les machines agricoles, dans les hangars de l’industrie 4.0

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Moins polluant, plus efficace. Tels sont les objectifs connus de l'industrie des machines agricoles. La nouveauté ? L'électronique. Ce que les experts appellent la 4e Révolution industrielle sera au cœur d'Agritechnica 2013, le salon international du machinisme agricole, à Hanovre du 12 au 16 novembre.

«Quand l'ingénierie mécanique, électrique et les nouvelles technologies se rencontrent, nous parlons d'industrie 4.0 », a déclaré Karlheinz Köller, professeur à l'université de Hohenheim, lors d'une conférence le 11 septembre, à Hanovre. En marge de la présentation du plus grand salon international de machines agricoles qui se tiendra du 12 au 16 novembre à Hanovre, le spécialiste a rappelé la définition de la 4e Révolution industrielle. Après la mécanisation hydraulique et les machines à vapeur, après la production de masse avec l'énergie électrique et après la révolution du digital, l'industrie est entrée dans l'ère de l'électronique. « À terme, les systèmes électroniques remplaceront les systèmes hydrauliques présents dans toutes les machines agricoles », assure Martin Bauer, directeur des ventes de la société Fliegl, constructeur de véhicules. L'édition 2013 d'Agritechnica enregistre déjà un record : « 2 700 exposants sont inscrits et nous attendons 400 000 visiteurs », a annoncé Reinhardt Grandke, directeur de DLG (association organisatrice d’Agritechnica). Un événement de taille : à titre de comparaison, le Sima, salon parisien des machines agricoles, a attiré 250 000 visiteurs en 2013. Au rendez-vous hanovrien, près de 400 innovations seront présentées. Une aubaine pour les industriels du machinisme : 82% des visiteurs du salon sont des décisionnaires et des investisseurs potentiels.
 
Des économies
« L'électronique embarqué dans les machines agricoles consomme moins d'essence que les systèmes hydrauliques », argumente Martin Bauer. Les cerveaux de la recherche et du réveloppement du machinisme agricole planchent sur des technologies en accord avec les attentes politiques. Karlheinz Köller explique : « Les industriels tentent de produire des solutions pour satisfaire à la directive européenne sur les émissions de gaz qui doit prendre effet en 2014 ». En novembre prochain, le premier véhicule hybride (hydro-électrique) pour usage agricole sera présenté. D'autres innovations répondront aux attentes des agriculteurs en améliorant la précision du semis par exemple, sans ralentir la vitesse de la machine, ou encore en améliorant le confort et la sécurité de l'utilisateur.
Le professeur Karlheinz Köller tempère l'enthousiasme ambiant. « Sans formation et service après-vente poussés, le progrès technique n'est que pure théorie ». Les bénéfices attendus de la 4e Révolution industrielle se réaliseront seulement si les agriculteurs s’approprient ces technologies. Ont-ils la capacité d'investir ? Pour Bernd Scherer, directeur de VDMA (association allemande du machinisme agricole), le secteur du machinisme agricole a de beaux jours devant lui. « Le secteur représente 96 milliards d'euros pour la production mondiale », souligne-t-il. Néanmoins, les besoins diffèrent selon les régions du monde. Sans surprise, la croissance du secteur est soutenue par les achats chinois de plus en plus attirés par les tracteurs et les machines agricoles modernes. Au contraire, le continent africain n'est pas encore demandeur de ces machines sorties des hangars de l'industrie 4.0. En Europe, Bernd Scherer assure que les affaires se portent bien. En Allemagne, la production est en hausse en 2013. « Les prévisions 2014 tablent sur une poursuite de la tendance positive », explique-t-il.

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