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Ruralité Les maires ruraux attendent « plus de considération » des dirigeants socialistes

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Après une série de rencontres avec les membres du gouvernement, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le président de l’Association des maires ruraux constate une bonne écoute mais toujours des divergences avec l’Etat sur les questions financières. Vanik Berbérian n’exclut pas de lancer un mot d’ordre de grève partielle des services rendus au nom de l’Etat. Les maires ruraux demandent une meilleure prise en compte de leurs situations et une meilleure « considération » de la part de l’Etat central.

L’écoute est bonne mais bien des problèmes ne sont pas réglés entre l’Etat et les communes rurales. En particulier le problème financier. C’est ce qu’a expliqué Vanik Berbérian, président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) peu après avoir rencontré la plupart des ministres du gouvernement socialiste et notamment Jean-Marc Ayrault. Principal enjeu : la dotation globale de fonctionnement (DGF), budget que l’Etat répartit auprès des communes et des régions. Vanik Berberian constate que la somme attribuée au pro rata de chaque rural est la moitié de celle attribuée aux urbains. Si aucun signe de rééquilibrage n’est donné à l’occasion de la prochaine loi de finances, fin septembre, les communes rurales adhérentes de l’AMRF envisagent de faire la grève de la moitié des services assurés par les communes pour le compte de l’État. Certaines prestations pourraient ne pas être assurées, d’autres ne le seraient qu’à moitié, explique le président de l’AMRF.
 
Population en croissance
Cette position rejoint une demande générale des maires ruraux : être mieux reconnus et considérés par le pouvoir central quelles que soient ses options politiques. Ce qui est vrai pour les questions financières l’est également pour la présence des services publics, pour le haut débit d’Internet, pour la gestion des écoles. Sur ce point, l’AMRF demande que des instances de consultation comme le CDEN (Conseil départemental de l’éducation national) traite d’autres aspects que la carte scolaire et que son rôle ne soit pas que consultatif.
Les maires ruraux ne manquent pas d’arguments : l’heure n’est plus à l’exode rural et à l’appauvrissement démographique de ces régions. Aujourd’hui, les communes qui voient leur population augmenter sont celles dont le nombre d’habitants est situé entre 500 et 1 000 habitants. On est bien dans un contexte rural.

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