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Céréales Les maïsiculteurs déplorent le « manque de flexibilité et de réactivité » de Bruxelles

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Soulignant la forte dégradation des prix du maïs européen, les maïsiculteurs européens réclament la préservation des outils de marché et le rétablissement des droits à l’importation.

Réunis en septembre à Pau (France), la Confédération européenne de la production de maïs (CEPM) a demandé à la Commission européenne de renforcer sans attendre les outils permettant de réguler les marchés. Sans réaction rapide, l’Europe amputera sa production de maïs et augmentera la dépendance des productions animales vis-à-vis de l’extérieur, s’inquiète la CEPM. Cette organisation déplore l’absence de réaction de Bruxelles qui, selon elle « a prétexté, ce dernier printemps, d’un marché durablement haussier pour proposer de casser définitivement les outils de régulation de marché ». Les mécanismes d’intervention qui font leur preuve ne doivent pas être démantelés à l’occasion du bilan de santé de la Pac, expliquent les maïsiculteurs qui veulent également préserver le principe de la jachère en tant qu’outil de régulation de l’offre. La CEPM marque également son opposition à toute augmentation de la modulation des aides directes et estime que les critères « sont bel et bien remplis pour réintroduire les droits de douane à l’importation sur les céréales, notamment sur le maïs.» « Les perspectives, poursuit-elle, indiquent que la baisse des cours est une tendance durable ». Les cours du maïs (FOB Bordeaux) s’élevaient à 136 euros/tonne le 6 octobre 2008 contre 226 euros un an plus tôt.

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La CEPM regroupe des représentants de producteurs de maïs d’Allemagne, Bulgarie, Espagne, Hongrie, France, Roumanie, Italie, Pologne, Slovénie et Slovaquie.