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Edito Les mêmes règles du jeu pour tous

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Bruxelles a détaillé le 15 novembre son plan de soutien d'urgence. Une semaine après l'annonce d'une enveloppe de 500 millions d'euros, la Commission européenne a annoncé la répartition des aides ponctuelles aux secteurs agricoles en crise, à savoir : 420 millions d'euros d'aides directes et 80 millions d'aides pour les marchés, dont 20 millions d'aides au stockage privé. La France n'est pas la plus mal lotie, avec une enveloppe de 62,9 millions d'euros à répartir entre éleveurs laitiers et porcins, juste derrière l'Allemagne qui recevra 69,2 millions d'euros.

Des mesures ponctuelles directes qui, certes, aideront les filières les plus mal en point, mais qui ne changent pas vraiment les choses sur le fond. De fait, Stéphane Le Foll, qui s'est montré satisfait des nouveaux programmes d'aide au stockage privé pour le lait et la viande porcine, a néanmoins estimé que « la problématique aurait dû inversée. « A l'échelle européenne, ce sont d'abord les mesures de marché qui comptent », a-t-il insisté.

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En parallèle des aides d'urgence comme celles-ci, c'est une remise à plat de la politique commune qui serait nécessaire, pour changer structurellement et durablement les choses, afin d'éviter notamment des distorsions de prix et de concurrence au mieux aberrantes, au pire injustes. En France, cette crise a accentué un problème que tout le monde connaissait déjà dans de nombreuses filières : l'anticipation. Nombre d'agriculteurs aujourd'hui sont pris dans un véritable cercle vicieux. Perte de revenus, donc incapacité à investir, donc perte de vitesse face à la concurrence maintenant internationale, donc perte de revenus, etc.

Au-delà des dernières mesures proposées par Bruxelles, rien dans ce domaine ne changera vraiment tant que tous ne seront pas soumis aux mêmes règles du jeu (environnementales, salariales, fiscales). Sur ce sujet, l'Europe a encore du chemin à faire….