Abonné

ESB Les mesures transitoires de prévention et de lutte vont être prolongées par l’UE

- - 3 min

La possibilité donnée par les Vingt-Cinq à la Commission européenne d’adopter directement des mesures transitoires de prévention, de contrôles et d’éradication des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), va être prolongée jusqu’au 1er juillet 2007. Une décision formelle des ministres de l’Agriculture de l’Union est attendue avant le 30 juin 2005.

Dans l’impossibilité, tant matérielle que politique, de parvenir à fixer un nouveau cadre pour la prévention, le contrôle et l’éradication des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) avant la fin du premier semestre 2005, le Conseil des ministres de l’Union se trouve dans l’obligation de maintenir les règles actuelles de lutte contre ces maladies. Mais, en dépit de ce contretemps, le Parlement européen et le Conseil des ministres de l’UE n’ont pas renoncé à poursuivre les travaux en vue de revoir certains aspects de la politique communautaire en matière d’EST tels que la révision de la liste des matériels à risque spécifié, les modalités de la surveillance et l’analyse du risque comme base préliminaire à toute catégorisation.

Ovins : les mesures de prévention renforcées en France

En France, le gouvernement français a décidé de renforcer les mesures actuellement mises en œuvre pour détecter chez les ovins d’éventuels cas d’ESB. Le nombre de tests de dépistage des EST va être renforcé à l’abattoir et à l’équarrissage. Cette décision fait suite à une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) qui « émet l’hypothèse que d’autres cas d’ESB pourraient être diagnostiqués dans les cheptels caprin et ovin ». « Toutefois, les simulations statistiques qu’elle a développées permettent d’estimer qu’il s’agirait d’un nombre limité de cas », indique le ministère français de l’Agriculture.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
politique
Suivi
Suivre

Le premier cas au monde d’ESB sur une chèvre, abattue en France en 2002, avait été annoncé en janvier dernier par la Commission. Cette dernière s’était montrée rassurante sur les risques éventuels pour les consommateurs.

En France, les risques liés aux EST ont déjà été pris en compte chez les petits ruminants puisqu’un ensemble de mesures sanitaires (interdiction des farines animales, retrait à l’abattoir des tissus à risque), fondées sur le principe de précaution, est en vigueur depuis plusieurs années.