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Climat Les négociations de Copenhague avancent lentement

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La conférence des Nations Unies sur le réchauffement climatique s’est ouverte lundi 7 décembre à Copenhague. Après une semaine de négociations, les antagonismes sont encore importants entre les États-Unis, l’UE et le pays en développement. Pourtant un compromis doit être trouvé avant le 18 décembre. La venue de nombreux chefs d’État à la fin des débats pourrait débloquer la situation.

Le compte à rebours est lancé ! La conférence de Copenhague a démarré le 7 décembre. Ces négociations des Nations Unies sur le climat doivent aboutir le 18 décembre à la conclusion d’un accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui prendra le relais du protocole de Kyoto fin 2012. Après une semaine de discussions, pays en développement – emmenés par la Chine –, États-Unis et Union européenne tentent d’avancer vers un projet de texte commun. Plus de 100 dirigeants, dont Barack Obama (USA), Dmitri Medvedev (Russie) et Nicolas Sarkozy, ont déjà confirmé leur venue dans la capitale danoise en clôture du sommet. Leur présence augure d’une issue positive des négociations même si un traité contraignant ne devrait pas voir le jour. Le plus haut responsable du climat aux Nations Unies, Yvo de Boer, a jugé jeudi 10 décembre que de « bons progrès avaient été faits depuis le début de la semaine et qu’il y avait maintenant une volonté sincère de négocier » parmi les délégués des 193 pays présents, tout en notant que « les énormes attentes à l’égard de cette conférence créent une forme de nervosité ». De nouvelles réunions ministérielles se sont tenues le week-end du 12 au 13 décembre afin de préparer l’arrivée des chefs d’Etat en fin de semaine.

40% de réduction des émissions d’ici 2020
L’Europe a pour le moment proposé un objectif de réduction de ses émissions de 20% d’ici 2020, par rapport à 1990. Mais certains États membres, dont la France, se disent prêts à aller jusqu’à 30% de réduction. Nicolas Sarkozy a confirmé aux organisations environnementales qu’il a reçues jeudi 10 décembre à l’Elysée vouloir aller « le plus vite possible » vers une réduction de 30% des émissions de GES au niveau européen. Les États-Unis, qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto, ne proposent une baisse que de 4% par rapport à leur niveau d’émission de 1990. Dans une position commune adoptée, fin novembre à huis clos à Pékin et révélée jeudi 10 décembre par le quotidien Le Monde, l’Inde, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud en veulent beaucoup plus. Ils demandent collectivement aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de 40% d’ici 2020.
A cet objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’ajoute aux débats la question du montant de l’aide aux pays les plus pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique et de s’adapter au phénomène. C’est là un des principaux points d’achoppement des négociations. Les États-Unis, notamment, refusent toute réparation à l’égard des pays en développement et surtout de la Chine. L’UE ambitionne quant à elle de débloquer 6 milliards d’euros d’ici 2012. Tout devrait maintenant s’accélérer. Les bases de la négociation sont désormais bien définies, les ministres puis les chefs d’États ont jusqu’au 18 décembre pour parvenir à dégager une position consensuelle.

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