Les notifications de risques en matière de sécurité des aliments ont diminué de 5 % en 2006 par rapport à 2005, selon le rapport annuel 2006 sur le Système communautaire d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments des animaux (RASFF en anglais). C’est la première fois depuis l’établissement de ce système que le nombre de notifications décroît. Près de la moitié des notifications en 2006 ont concerné des produits en provenance de pays tiers, bloqués à la frontière par les autorités de contrôle de l’UE à la suite de la détection de risques.
Selon le dernier rapport communautaire du Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires, la baisse observée pour la première fois en 2006 du nombre des notifications de risques en matière de sécurité des aliments peut être expliquée « en grande partie par la mise en œuvre de mesures efficaces pour régler le problème des colorants interdits et par l’application de nouveaux critères au niveau communautaire pour certains microbes pathogènes » (qui remplacent les différents critères nationaux en vigueur jusqu’à présent). Au total, 6.840 notifications de risques concernant des denrées alimentaires et des aliments des animaux ont été transmises grâce au RASFF en 2006 contre 7.170 en 2005. Les produits de la pêche constituent la catégorie qui a suscité le plus grand nombre d’alertes (21 %), suivie par la viande et les produits carnés (13 %) et par les céréales et les produits de boulangerie (12 %). Les risques le plus signalés par ces alertes portaient sur la présence de micro-organismes potentiellement pathogènes, de métaux lourds (tels que du mercure dans le poisson) et de mycotoxines.
Près la moitié des notifications effectuées par l’intermédiaire du RASFF en 2006 ont concerné des produits rejetés aux frontières de l’UE parce qu’ils présentaient un risque pour la sécurité des aliments. Lorsqu’un tel produit est repéré, le RASFF informe le pays tiers en question afin d’éviter que le problème ne se reproduise. En 2006, 1 959 notes d’information ont été communiquées à des pays tiers à propos de risques dont ils étaient la source. Lors de la détection d’un problème grave et persistant, la Commission envoie une lettre aux autorités nationales du pays tiers concerné pour qu’elles prennent des mesures correctives telles que la radiation des établissements en cause, le blocage des exportations ou l’intensification des contrôles.
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Vers un système étendu à l’échelle mondiale
Le rapport RASFF présente également les activités futures prévues dans ce domaine. Parmi celles-ci figure un projet visant à promouvoir l’idée d’un système mondial d’alerte rapide pour la sécurité des aliments. Celui-ci prévoit que la Commission aide au début les pays tiers intéressés par la mise en place d’un système national permettant d’améliorer la protection du consommateur. Trois séminaires de formation seront organisés à cette fin en 2007 dans le cadre de l’initiative « Meilleure formation pour des aliments plus sains ». À terme, il s’agira de rassembler tous ces systèmes nationaux dans un réseau mondial de systèmes d’alerte rapide en matière d’alimentation humaine et animale.