2006 sera une année de changements pour la filière viande bovine. La nouvelle Pac va introduire dès le 1er janvier plusieurs modifications dans le système des aides : PMTVA recouplée, PSBM découplée et PAB gros bovins découplée à 60 %. Dans le même temps, la viande britannique, issue des bovins de plus de 30 mois, s’installera plus fortement sur les marchés et pourrait modifier les échanges européens.
En 2006 sera mis en place la réforme de la Pac de juin 2003, avec le découplage des aides. Dans l’élevage, une majorité d’aides vont cependant rester couplées à la production. Dans son numéro de novembre 2005, Agreste Conjoncture rappelle les modalités d’application du nouveau dispositif bovin, ovin et caprin. La prime à la vache allaitante (PMTVA) et la prime à l’abattage (PAB) « veau » restent entièrement couplées en métropole afin de sauvegarder le potentiel de production. La PAB « gros bovins » est découplée à 60 % et la Prime spéciale au bovin mâle (PSBM) est intégralement découplée, attribuée sans condition de production. L’enveloppe de flexibilité est entièrement découplée. Les aides versées dans les départements d’outre-mer restent entièrement couplées. Dans le secteur laitier, le régime des quotas est prolongé jusqu’à la campagne 2014-2015.
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Maintien d’un couplage pour les aides « ovine et caprine » en 2006
Dans le cadre de l’accord de Luxembourg, la France a choisi de maintenir le couplage des aides directes au maximum des possibilités réglementaires. Ainsi, en métropole, la prime à la brebis et à la chèvre (PBC), qui a remplacé en 2002 la prime compensatrice ovine (PCO), et le paiement dit « additionnel » resteront couplés à hauteur de 50 %. En revanche, comme pour la viande bovine, les aides destinées aux départements d’outre-mer restent entièrement couplées à la production. L’OCM « viande ovine et caprine », créée en 1980, a été remaniée en 1989, 1992 (réforme de la PAC) et fin 2001, car oubliée dans l’Agenda 2000. Elle comportait alors deux types d’aides directes : la prime compensatrice ovine (PCO) et la prime « monde rural » (PMR). Le montant de la PCO, calculé par tête de brebis détenue, dépendait du prix de la viande ovine relevé sur les marchés européens, de la taille et de la localisation des troupeaux en zone défavorisée ou non. La PMR était un complément forfaitaire, attribué aux élevages situés en zone défavorisée, en fonction des effectifs détenus.