Abonné

Etiquetage alimentaire Les nouvelles règles sur l’étiquetage approuvées par le Parlement européen

- - 3 min

Le Parlement européen a approuvé le 6 juillet en deuxième lecture, par 606 voix contre 46 et 26 abstentions, le compromis sur les nouvelles règles pour l’étiquetage des denrées alimentaires qui avait été conclu mi-juin avec le Conseil des ministres de l’UE (1). Les entreprises du secteur disposeront de trois ans pour se conformer aux mesures prévues après publication au Journal officiel de l’Union (cinq ans pour les dispositions concernant la déclaration nutritionnelle).

Les principales dispositions du règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires sont : l’utilisation d’une taille de police de caractère minimale pour les informations obligatoires de façon à rendre celles-ci plus lisibles ; l’affichage obligatoire d’informations nutritionnelles pour aider les consommateurs à repérer les aliments répondant à leurs préférences personnelles ou à leur régime alimentaire ; l’affichage obligatoire d’informations sur les allergènes contenus dans les denrées préemballées ou non et dans celles vendues dans les restaurants ; l’extension de la mention obligatoire du pays d’origine sur les étiquettes aux viandes de porc, de mouton, de chèvre et de volaille ; un cadre juridique pour la mention volontaire d’indications d’origine pour contribuer à la prévention contre le risque de désinformation des consommateurs et garantir des conditions de concurrence homogènes.

Extension de la mention obligatoire de l’origine

D’une manière générale, les nouvelles règles maintiennent le principe actuel selon lequel la mention du pays d’origine ou du lieu de provenance sur l’étiquette des produits alimentaires est facultative, à moins que son absence puisse s’avérer trompeuse pour le consommateur.
Dans les deux ans, des modalités d’application seront arrêtées et mises en œuvre pour l’étiquetage obligatoire de l’origine pour la viande fraîche ovine, caprine, porcine et de volaille. Elles détermineront la manière dont les informations devront figurer, par exemple si l’Etat membre ou l’UE doit être indiqué pour l’origine, ainsi que le lieu des étapes de la vie de l’animal à mentionner (naissance, élevage, abattage).
La viande bovine est déjà soumise à cette obligation d’étiquetage depuis la crise de l’ESB.
Par ailleurs, la Commission devra soumettre dans les deux ans un rapport sur l’extension éventuelle de l’étiquetage obligatoire du pays d’origine à la viande utilisée comme ingrédient et aux préparations de viande. Elle devra aussi élaborer dans les trois ans un rapport du même type pour d’autres produits : lait, lait en tant qu’ingrédient, produits constitués d’un seul ingrédient, ingrédients représentant plus de 50 % d’un aliment.

Des critères pour les informations facultatives

Des critères sont en outre prévus pour les producteurs qui souhaitent inclure des informations sur l’origine de leurs produits à titre facultatif. Dans ce cas, conformément aux normes internationales (OMC et Codex Alimentarius par exemple), le pays d’origine devra être déterminé suivant le code de douanes de l’UE.
Le pays d’origine ou le lieu de provenance des principaux ingrédients devra également être indiqué si cette origine est différente de celle du produit fini. Par exemple, du beurre baratté en Belgique avec du lait danois pourrait comporter la mention « produit en Belgique à partir de lait danois ».

(1) Voir n° 3306 du 20/06/11

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

entreprises
Suivi
Suivre
consommateurs
Suivi
Suivre