Les objectifs indicatifs qui avaient été fixés pour l’utilisation d’énergies renouvelables dans le secteur des transports (5,75%) et dans la production d’électricité en 2010 ne seront très probablement pas atteints, confirme la Commission de Bruxelles. Celle-ci juge donc que la nouvelle directive approuvée par l’UE dans le cadre du « paquet » climat était indispensable.
Un « rapport de progrès » de la Commission européenne confirme que l’UE n’atteindra vraisemblablement pas les objectifs indicatifs fixés pour 2010 par les directives communautaires de 2001 et 2003 sur la part de la production d’électricité provenant d’énergies renouvelables et sur la part de ces énergies dans les transports. Selon les prévisions, ces parts de marché devraient être respectivement de 19%, contre un objectif de 21%, et de 4%, contre 5,75%.
Les progrès réalisés au cours des deux dernières années sont inégaux, précise le document, quelques Etats membres ayant déjà atteint leurs objectifs, d’autre en étant encore loin.
La nouvelle législation bienvenue
Bien que des procédures d’infraction aient été lancées contre plusieurs Etats membres, ce cadre législatif ne constitue pas une base solide pour assurer un véritable développement de l’utilisation des énergies renouvelables, estime la Commission. Une telle croissance est freinée, rappelle-t-elle, par des obstacles connus – procédures administratives, accès au réseau, mesures nationales de soutien insuffisantes.
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Le rapport souligne donc la nécessité d’un cadre législatif plus contraignant, qu’offre, justement, la nouvelle directive sur les énergies renouvelables qui entre en vigueur ce mois-ci dans le cadre du « paquet » énergie et climat agréé en décembre par les Vingt-sept et le Parlement européen.
Cette directive vise à atteindre obligatoirement, d’ici 2020, une part de 20 % de l’énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation finale d’énergie de l’UE, mais aussi une part de 10% de ce type d’énergie dans la consommation de chaque Etat membre dans le secteur des transports Voir n° 3198 13/04/09.