Abonné

Energies renouvelables Les objectifs obligatoires divisent les Vingt-sept

- - 2 min

Le sommet européen des 8 et 9 mars sera consacré notamment à la politique énergétique de l’UE, en liaison avec la protection du climat. Le débat et les conclusions des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept seront fondés sur le « paquet » de propositions présenté dans ces domaines par la Commission européenne le 10 janvier dernier . Parmi celles-ci, le projet d’objectifs contraignants de part de marché pour les énergies renouvelables et les biocarburants fait l’objet de divergences entre les Etats membres.

Des conclusions sur la politique énergétique préconisée en janvier par la Commission de Bruxelles, en liaison avec un plan pour « limiter le changement climatique global à 2° C », doivent être adoptées le 15 février par les ministres de l’Energie de l’UE, à titre de contribution pour le sommet européen des 8 et 9 mars. Cinq jours plus tard, leurs homologues responsables de l’environnement se livreront au même exercice.

Dans ces deux enceintes, les travaux préparatoires ont fait apparaître des divergences sur la nature et le niveau des objectifs de part de marché proposés par la Commission pour les énergies renouvelables en général (20 % d’ici 2020) et pour les biocarburants en particulier (10 %), ainsi que sur leur différenciation pour tenir compte des réalités nationales.

Si certains Etats membres estiment que ces objectifs doivent être obligatoires, comme le suggère la Commission, les autres jugent qu’ils doivent être seulement indicatifs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

De plus, l’Allemagne, qui exerce la présidence de l’Union, propose que l’objectif pour les biocarburants soit de 12,5 %, alors que la grande majorité des Vingt-sept préfère s’en tenir au chiffre de 10 %.

Enfin, lors de la préparation du Conseil énergie, des inquiétudes ont été exprimées en ce qui concerne l’impact éventuel sur la compétitivité de l’UE des « ambitieux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 » envisagés par Bruxelles.