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OCDE Les obstacles à l’exportation n’aident pas la sécurité alimentaire

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Dans son rapport , l’OCDE analyse les mesures prises par les gouvernements de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Chili, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de l’Ukraine pour leur agriculture. Parmi les « mesures les plus courantes », l’OCDE condamne « les obstacles à l’exportation, par exemple sous forme de taxes ».

Le contexte de récession économique mondiale qui menace d’accentuer l’insécurité alimentaire n’y change rien. L’OCDE, dans son dernier rapport, condamne « les renforcements du protectionnisme et l’adoption de politiques d’autosuffisance » observées dans les pays émergents. En effet, dans son rapport intitulé Politiques agricoles des économies émergentes : suivi et évaluation 2009, l’OCDE analyse les mesures prises par les gouvernements de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Chili, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de l’Ukraine pour leur agriculture. Les « mesures les plus courantes » ont consisté pour ces pays à « réduire ou suspendre les droits d’importation sur les produits alimentaires ou à imposer des obstacles à l’exportation par exemple sous forme de taxes ». Pour l’OCDE, « ces obstacles font du tort aux agriculteurs nationaux et limitent l’incitation à produire. En outre, ils nuisent aux partenaires commerciaux qui dépendent des importations ».

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Réduire les soutiens distorsifs

Fidèle à ses prises de position, l’OCDE recommande de « réduire le soutien public accordé à certains produits de base et aux mesures créatrices de distorsions du marché qui bénéficient actuellement d’un montant disproportionné de subventions ». L’OCDE préconise une réorientation de ces soutiens vers la « fourniture de biens publics tels que la recherche, les infrastructures, la formation et la commercialisation ». L’organisation regrette que la récession économique mondiale incite les gouvernements à concentrer leurs actions sur des mesures à court terme. Mais l’OCDE se félicite du niveau croissant de soutien public alloué aux biens publics dans les 7 pays étudiés. Autre motif de satisfaction : le faible niveau de soutien public aux agriculteurs dans ces pays émergents, nettement inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE qui se situe à 26 %. Le « soutien public aux agriculteurs dans les économies émergentes représentait entre 4 % des recettes agricoles totales au Chili et 14 % en Russie en 2005-2007. Il atteint 6 % pour le Brésil et l’Afrique du Sud. La valeur des transferts publics aux producteurs chinois et ukrainiens se chiffre à 9 %.