La Commission européenne continue de travailler sur le dossier OGM malgré les échecs successifs essuyés. Dernière étape en date : la mise sur pied d’un groupe de travail chargé d’évaluer l’impact socio-économique de la culture des OGM en Europe. En 2008, sous la présidence de la France, les ministres de l’environnement de l’UE avaient demandé à Bruxelles de produire un rapport sur cet impact socio-économique des OGM afin de mieux encadrer les autorisations de nouvelles variétés génétiquement modifiées. L’étude est parue en 2010 mais elle n’a pas apporté beaucoup de réponses. La principale conclusion étant que les données sont insuffisantes sur cette question. Résultat, la France, notamment, s’oppose à la proposition de Bruxelles de laisser la liberté aux Etats membres d’interdire la culture d’OGM sur leur territoire pour des raisons autres que sanitaires et environnementales tant que cette analyse socio-économique n’aura pas été finalisée. Et c’est donc loin d’être le cas puisque les experts commencent juste à travailler. La Commission a de toute façon au moins six mois devant elle puisque Chypre qui – comme la France l’Allemagne et le Royaume Uni – s’oppose à la renationalisation des autorisations de mise en culture, n’a pas prévu de discussions sur le sujet lors de sa présidence de l’UE.
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