« Après plusieurs semaines de négociation et de confrontation, les élevages de poules et de canards sains de Gabat, Domezain et Barcus (Pyrénées-Atlantiques) seront finalement soumis à une surveillance sanitaire rapprochée, écartant définitivement le risque d'abattage préventif », a annoncé le 26 avril le syndicat agricole basque ELB dans un communiqué. « Les animaux sains sont sauvés, l'administration accepte la surveillance sanitaire », souligne ELB, qui avait organisé des manifestations et des blocages d'exploitations pour empêcher les abattages préventifs. Toutefois, l’Etat ne l’entend pas tout à fait de la même oreille. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Eric Morvan, va saisir les parquets de Bayonne et de Pau pour « entrave à une disposition réglementaire », tout en reconnaissant avoir pris « un certain nombre de mesures de contrôles sanitaires en application stricte de la réglementation » qui ont été notifiées aux trois éleveurs concernés. Ces blocages avaient provoqué la colère du président de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques, Bernard Layre, tout comme celle des Jeunes agriculteurs du département pour qui « ces blocages compromettaient le vide sanitaire de centaines d'éleveurs. » Depuis janvier, plus de 4 millions de volatiles ont été abattus, afin de ralentir la propagation du virus.
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