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Biodiversité Les organisations agricoles de l’UE plaident pour des « éco-incitations »

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Les organisations agricoles de l’UE estiment que des « paiements pour l’écosystème » seraient importants pour inciter les exploitants à maintenir et développer des pratiques favorables à l’environnement, au-delà du revenu qu’ils peuvent tirer du marché. Un soutien qui, selon elles, serait indispensable dans les régions où les terres agricoles jouent un rôle essentiel pour la sauvegarde de la nature.

Les ministres de l’Environnement des Vingt-sept doivent adopter, le 15 mars à Bruxelles, des conclusions sur la communication publiée en janvier par la Commission européenne en vue de susciter un débat sur un cadre d’action pour la biodiversité après 2010 (1). Dans un courrier adressé aux Etats membres, les organisations agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) soulignent que, « dans la décennie à venir, assurer la sécurité et la stabilité alimentaire en renforçant le rôle économique des exploitants deviendra encore plus important » et que ceux-ci « doivent tirer un revenu équitable du marché ».
Toutefois, ajoutent-elles, « cela ne signifie pas que la production alimentaire doive être en concurrence avec la contribution du secteur agricole à la fourniture de services environnementaux de qualité pour la société, tels que la biodiversité ». « Ces deux rôles importants peuvent coexister ».

Pratiques traditionnelles et innovation
« Créer des incitations pour que les agriculteurs améliorent leur performance environnementale par le biais de paiements pour l’écosystème jouera un rôle important dans le maintien et le renforcement de pratiques favorables à l’environnement », estime le Copa-Cogeca.
« Les terres agricoles dans les zones Natura 2000 et à haute valeur pour la nature (HNV), souvent caractérisées par une faible productivité et une main-d’œuvre agricole intensive, sont particulièrement menacées », précise-t-il. « Il est crucial de donner aux exploitants des incitations de même que le choix entre la poursuite de pratiques traditionnelles ou l’utilisation d’éco-innovations afin de maintenir et, si nécessaire de restaurer, la biodiversité, tout en maintenant la viabilité de leur activité économique ».
« A ce titre, l’utilisation de nouvelles technologies, y compris les biotechnologies, devrait être scientifiquement évaluée afin de mesurer leur impact sur la biodiversité ». 

(1) Voir n° 3235 du 18/01/10 et n° 3236 du 25/01/10

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