Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont demandé le 10 octobre à la Commission européenne d’obtenir la levée de barrières sanitaires qui empêchent les producteurs de porc de l’Union d’avoir accès au marché ukrainien et que Kiev justifie par l’apparition de la peste porcine africaine sur le territoire communautaire. Elles font valoir que l’UE n’a connu aucun nouveau cas de cette maladie « depuis plusieurs mois », alors que celle-ci se développe en Ukraine, les éleveurs de l’Union ne pouvant être « blâmés pour la présence de peste porcine africaine dans les populations de sangliers ».
Le Copa-Cogeca relève aussi que les producteurs de fromage de l’UE « n’auraient pas non plus accès au marché ukrainien du fait de barrières techniques ». Il souhaite que la Commission « résolve cette question avant l’application de l’accord de libre-échange approfondi et complet » avec l’Ukraine. Celle-ci est prévue le 1er janvier 2016, l’Union ayant déjà mis en œuvre unilatéralement des concessions commerciales en faveur de ce pays.
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L’instauration de l’accord de libre-échange entre l’UE et Kiev préoccupe Moscou. Des négociations sont en cours à ce propos, et le ministre russe du développement économique, Alexei Ulyukayev, a indiqué que son pays n’était pour le moment « pas encore satisfait », à l’issue d’un entretien avec la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, le 6 octobre en marge d’une réunion du G20 à Istanbul.
(FXS)