Le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l’UE) demande à la Commission européenne de revoir les règles en vigueur et de prendre des mesures décisives pour éviter l’entrée dans la Communauté, du fait des importations, de la maladie de la tache noire des agrumes (1). Se basant sur le rapport annuel du système d’alerte rapide Europhyt, il constate que plus de 100 cas d’interceptions en liaison avec la maladie ont été enregistrés aux frontières en 2015, 70 sur des agrumes en provenance de l’Uruguay, 15 de l’Afrique du Sud (contre 25 en 2014 et 35 en 2013), 17 de l’Argentine et 13 du Brésil. Soit un chiffre qui « dépasse de loin la limite de 5 cas » fixée par Bruxelles sur la base des dispositions actuelles.
Face à cette « situation inadmissible et certainement pas durable », les organisations professionnelles appellent la Commission à adopter les mesures qui s’imposent, notamment « l’interdiction automatique des importations d’agrumes en provenance de zones contaminées par la maladie de la tache noire après l’interception du sixième cas ».
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Si cette maladie entre dans l’UE, ce sont les producteurs européens qui en « paieront le prix », insiste le Copa-Cogeca. « Il n’existera pas de produits phytosanitaires pour lutter contre elle. Cela signifiera la perte de marchés d’exportation et contraindra de nombreux agriculteurs à quitter le secteur », met-il en garde, soulignant que sont en jeu « quelque 600 000 hectares et 5 millions de tonnes de produits, ainsi que des milliers d’emplois ».
(1) Voir n° 3529 du 18/01/16