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Les organisations agricoles unies face à la menace du loup

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Alors que les troupeaux sont en estive pour profiter des pâturages de montagne, les chambres d’agriculture, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, dans une lettre ouverte du 20 juillet au préfet coordonnateur du plan Loup, Stéphane Bouillon, demandent un assouplissement des conditions des tirs de défense dans le cadre de la protection contre le loup. En effet, « l’augmentation de la population de loups adultes (+ 20 % depuis l’année dernière) se traduit par une recrudescence des attaques du prédateur sur les troupeaux », expliquent les syndicats.

Pour cela, ils souhaitent que « les tirs de défense renforcée soient accordés aux éleveurs dès la première attaque, d’étoffer la brigade d’intervention du loup et d’autoriser les tireurs habilités à disposer d’armes équipées de lunettes thermiques ». De plus, les signataires alertent des importants délais de traitement des dossiers d’indemnisation qui « traînent en longueur, et tout particulièrement lorsqu’il est sous la responsabilité des parcs nationaux » et demandent un traitement « dans les 24 heures suivant les constats des dégâts ».

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Et sur le terrain la mobilisation continue. La Coordination rurale a mené une action le 23 juillet, au parc scientifique des Loups du Gévaudan, en Lozère. L’objectif était de récupérer un doublon des échantillons prélevés pour les faire analyse par un laboratoire allemand, jugé plus fiable. L’objectif est de déterminer l’origine des loups. En effet, s’ils sont d’origine balte – deux loups de cette lignée s’étant apparemment échappés du parc en 2016 – ou hybrides, ils ne sont pas protégés par la Convention de Berne. Ainsi, les JA, la FDSEA et la CR de Lozère accompagnés de la Fédération nationale de défense du pastoralisme ont mené une action le 26 juillet pour alerter de la situation et de « l’incapacité de l’État d’assurer la sécurité des élevages en plein air ». Aussi, ils « exigent le retrait des loups d’origine balte et hybride du territoire français ».

Les loups d’origine balte et hybrides ne sont pas protégés par la Convention de Berne