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Les orientations de Bruxelles laissent les organisations agricoles sceptiques

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La communication de la Commission européenne sur « L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture » est « une bonne base de travail », mais « des garanties sont nécessaires » pour assurer que la simplification apporte des résultats aux exploitants, que la Pac reste une politique réellement commune sans renationalisation et qu’elle soit adossée à un budget fort, ont commenté le 1er décembre les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) (1).

« Nous sommes toutefois préoccupés par le nouveau modèle de mise en œuvre » envisagé dans ce document et par « l’application des mesures basées sur les performances », a précisé devant les journalistes le président du Copa, Joachim Rukwied, ajoutant que « des précisions seront nécessaires quant à la manière dont cela devrait fonctionner ». Ce modèle, qui délègue aux États membres la mise en œuvre de la Pac, c’est « le contraire de la simplification », a-t-il même estimé.

Par ailleurs, le Copa-Coegeca s’oppose au plafonnement et à la dégressivité des paiements directs.

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Pour sa part, le Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja), s’il juge « positifs » quelques éléments de la communication de la Commission, souligne aussi la nécessité « d’intégrer dans la discussion une vision plus concrète de l’avenir du secteur agricole ».

Quant à la Confédération européenne des entrepreneurs de travaux techniques agricoles, ruraux et forestiers (Ceettar), elle estime, explique son président, Klaus Pentzlin, que « la Commission maintient le cap d’une politique agricole forte et il faut s’en réjouir ». « La communication est cependant décevante dans la mesure où l’effort de simplification semble servir en priorité la Commission. On est loin du compte ! », ajoute-t-il toutefois.

(1) Voir même numéro et n° 3621 du 04/12/17